Vivre dans la rue et se soigner, un vrai parcours du combattant

Un sans-abri emmitouflé dans un duvet dans le centre de Lausanne (Suisse) Benoît Prieur-CC-BY-SA

Être confronté au manque d’hygiène, aux carences alimentaires, aux intempéries, à l’insécurité… Voici le dur quotidien que vivent des milliers de sans-abri dans nos rues. Quel impact ce mode de vie rudimentaire a-t-il sur leur santé ? Et quelles sont les répercussions liées au coronavirus pour les personnes sans domicile fixe ?

Entre le 3 et le 26 mai dernier, des chercheurs du CHU Saint-Pierre de Bruxelles ont réalisé une étude pour voir dans quelle mesure les sans-abri seraient plus vulnérables face au coronavirus que la population générale. Il en est ressorti qu’une personne vivant dehors à trois fois plus de risques d’être hospitalisé des suites d’une infection lié à la COVID-19 qu’une personne ayant un toit.

Des personnes fragilisées

Ils seraient entre 4000 et 4500. Voici le nombre estimé de personnes sans domicile fixe qui vivent dans notre capitale. Pour beaucoup d’entre eux, leur santé n’est pas perçue comme étant une priorité.

Entre la recherche d’un repas et d’un endroit où passer la nuit, se soigner devient secondaire et cette négligence se voit : « je constate beaucoup de sans-abris avec des mycoses au niveau des pieds, elles sont très souvent le résultat d’avoir marché pendant un long moment dans des chaussures abimées où encore des infections parasitaires telles que des poux et la gale», explique Isabelle Verreckt, infirmière au sein de l’ASBL bruxelloise La Fontaine.

Isabelle Verreckt ©Lecluyse Nicolas 2020

Mais il y a aussi des personnes qui souffrent de divers problèmes mentaux. Ceux-ci sont malheureusement encore trop souvent oubliés ou jugés comme n’étant pas assez importants. Pourtant, parmi ces troubles on retrouve parfois des pathologies psychiatriques graves, comme : la schizophrénie, des troubles bipolaires et des dépressions majeures. Selon Isabelle Verreckt : «Certaines personnes ont eu un suivi psychiatrique par le passé, mais depuis qu’ils sont à la rue ils n’ont plus eu de traitement ce qui aggrave leur état mental».

De plus, « beaucoup de sans-abri qui ne vont pas bien se tournent vers l’alcool et la drogue pour oublier leurs problèmes. Résultat? Cette consommation devient plus régulière et donc petit à petit ils peuvent développer un comportement addictif. Cette problématique s’ajoute à leur longue liste de problèmes, ce qui ne les aide pas à avancer » explique Isabelle Verreckt.

Le coronavirus, la goutte de trop ?

L’hiver est là. Températures négatives et journées plus courtes rythment désormais le quotidien des habitants de la rue. Une situation qui en temps normal est déjà compliquée, mais cette année ça l’est encore plus particulièrement. Le couvre-feu à partir de 22h qui a été instauré sur l’ensemble du territoire de la capitale oblige parfois les sans-abri à se cacher pour éviter de croiser la police. Depuis le début de cette pandémie, le message est clair : garder minimum 1,5m de distance entre les personnes, porter un masque à partir du moment où la distance sociale ne peut être garantie ainsi que se laver régulièrement les mains. Mais qu’en est-il lorsqu’une personne n’a pas les moyens de s’acheter des masques?

Le CPAS de la Ville de Bruxelles distribue désormais depuis plusieurs semaines des masques en tissus aux sans-abri. Un moyen pour eux d’être en règle, certes, mais pas forcément efficace. Le mauvais usage du masque compromet parfois son efficacité, car nombreux sont ceux qui gardent le même masque pendant plusieurs jours, ce qui évidemment peut impacter lourdement leur santé déjà fragile. Interrogée sur la question, une assistante sociale du CPAS de 1000 Bruxelles explique : « il y aurait aux alentours de 30% de sans-abris qui seraient infectés, où étés contact COVID et placés en isolement».

Un toit temporaire

L’accès aux tests n’est pas toujours évident pour les sans domicile fixe. Souvent le fait de ne pas posséder une carte médicale peut sévèrement compliquer les choses. En effet cette carte, délivrée par le CPAS aux personnes nécessiteuses, permet la gratuité des frais médicaux et pharmaceutiques pour les personnes en grande précarité. Lorsqu’un sans-abri possède cette carte, il peut se faire tester auprès d’un médecin généraliste agrée par le CPAS où une maison médicale. Dans le cas il où il n’est pas titulaire de ce genre de carte, l’accès aux tests est plus compliqué.« A ce moment là, le sans-abri peut se faire tester via Bruss’Help, l’organe de la coordination des personnes sans-abris à Bruxelles, mais évidemment cela prendra plus temps», explique Isabelle Verreckt.

Ensuite, si le test se révèle positif, la personne peut être mise à l’abri afin d’éviter que son état de santé s’aggrave et faire en sorte qu’elle ne contamine pas d’autres personnes. La Ville de Bruxelles a donc mis certains endroits très spécifiques à disposition des habitants de la rue, comme par exemple l’hôtel Galia. Cet hôtel accueille les personnes qui seraient positives à la covid-19 en leur proposant un hébergement et des soins durant la quarantaine.

Une porte de sortie?

Si pour la plupart des sans-abri l’espoir de retrouver un jour un toit et une vie autonome les aide à tenir le coup, pour d’autres ce n’est pas forcément le cas. En effet, une minorité de ces personnes préfèrent la vie dehors, qui leur convient mieux. Ils estiment qu’il y’a plus besoin de payer les frais du quotidien, pas d’obligations, pas de travail, pas de comptes à rendre… une liberté totale donc. Selon madame Verreckt : « La porte vers la sortie peut être ouverte par le CPAS où le Samusocial, mais encore là il faudra s’armer de patience car le chemin peut être long. La persévérance sera indispensable ».

Plus mourir dans l’anonymat

Chaque année plusieurs dizaines de personnes sdf meurent dans les rues de Bruxelles. En 2019, 62 personnes y ont perdu la vie, ce qui représente une diminution comparée à l’année précédente, où 68 décès ont étés enregistrés. Pour l’année 2020 il n’y pas encore de chiffres de disponible, mais il est quasi sûr que ceux-ci seront plus élevés à cause de la pandémie. Pour rendre un dernier hommage à ces personnes, il existe un collectif spécial, nommé « Morts de la rue ». Ce réseau d’associations organise chaque année un hommage, en collant un nom et un visage sur les chiffres de ceux qui ont perdu la bataille contre l’extérieure. L’espérance de vie en rue est que de 48 ans.

Pour en savoir plus…

Nicolas Lecluyse, 21 ans. Étudiant en bachelier de Communication à l’ISFSC depuis septembre 2020.

Covid-19 : accès aux soins pour les SDF.

Pour protéger les personnes sans domicile fixe, le gouvernement et plusieurs organisations ont mis en place des dispositifs pour mettre ces derniers à l’abri durant cette crise sanitaire du coronavirus.  Quelles sont-elles ? 

Le 13 mars a eût lieu un comité de concertation qui traitait comme sujet le coronavirus. Dans ce comité de concertation a été prise la décision de faire un confinement total . Mais quand est-il des SDF ? En août dernier, le CHU Saint-Pierre a fait une étude. D’après eux, sur 100 000 habitants, 650 personnes atteintes de la covid-19 seraient des personnes sans-abris contre 194 non SDF. 

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La Belgique compte aujourd’hui, plus de 17 000 personnes décédées du virus présent depuis le début de l’année. Le nombre de SDF morts parmi ces 17 000 personnes décédées reste encore inconnu. De plus, parmi ces 17 000 personnes, les personnes sans domicile fixe restent les personnes les plus vulnérables à attraper le coronavirus. Ils n’ont pas d’hébergement où se confiner en plus de leur hygiène de vie qui n’est pas favorable. Il est donc important de trouver des endroits où les loger durant cette période de crise sanitaire. 

La meilleure défense contre la covid-19, c’est d’avoir un toit.

Mustapha Akouz

Les dernières solutions d’hébergements pour les sans-abris

Pour pouvoir protéger les personnes sans-abris, plusieurs mesures ont été mises en place. Le Samu social a mis à disposition des lits dans des hôtels pouvant accueillir un certain nombre de sans-abris à l’aide de la croix rouge. D’après monsieur Mustapha Akouz, président du CPAS d’Anderlecht, en plus des hôtels qui ont été ouverts pour les SDF, les centres d’hiver ont également ouvert leurs portes pour ces derniers. Cependant, les centres d’hivers peuvent accueillir 50 % de leur capacité en cause, la distanciation sociale. « Il y a à ce jour, plus ou moins 3000 places d’hébergement saturées à Bruxelles », a confirmé Nathalie Abascal Toca, responsable dans le domaine des SDF du CPAS d’Anderlecht.

Le CPAS d’Anderlecht collabore avec la COCOM et sa commune pour venir en aide aux SDF

« Il y a un projet qui commence en janvier prochain, pour l’hiver, on vient de conclure avec la COCOM et la commune d’Anderlecht une collaboration. On a une structure où on peut accueillir 35 résidents » a confirmé le président du CPAS d’Anderlecht, Mustapha Akouz. 

Pour certaines personnes, il est impossible de respecter le couvre-feu

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Depuis l’annonce du deuxième confinement, les personnes sans domicile fixe doivent, elles aussi, respecter le couvre-feu dans la commune dans laquelle ces derniers se trouvent. La capacité d’accueil dans les centres d’hébergement étant saturée, certaines personnes restent dans la rue et sont dans l’incapacité de respecter le couvre-feu imposé par le gouvernement.

Dix organisations se mobilisent

Pour y remédier dix organisations ont décidé de distribuer aux personnes se trouvant dans la rue, 2 500 « attestations de non-hébergement » afin que ces derniers puissent rester dans la rue sans avoir de problèmes. Des organisations telles que, le Samu social, les Médecins du Monde, Médecins sans Frontières et pleins d’autres encore. 

Les SDF présentent des symptôme de la covid-19 dans les hôpitaux

Les hôpitaux sont ouverts pour tout le monde, mais qu’en est-il des SDF qui viennent aux urgences avec des symptômes de la covid-19 ? Et bien, les personnes sans-abris sont prises en charge par les médecins et la facture des soins sera envoyée au CPAS qui eux, se chargeront de payer les soins de santés. 

Les solutions de la fondation Roi Baudouin

Dans les hôpitaux, on retrouve beaucoup de SDF atteints du coronavirus, c’est pour cela que la Fondation Roi Baudouin a mis deux dispositifs d’urgence pour soutenir ces derniers en cette période de crise sanitaire. Le premier dispositif est de distribuer des repas aux personnes sans domicile fixe et le deuxième est de mettre en place des lieux d’accueil pour ces derniers afin qu’ils ne manquent de rien pendant cette période compliquée. 

Nouveau Centre de dépistage à Bizet  

D’après le président du CPAS d’Anderlecht, un centre de dépistage a ouvert ses portes le 6 novembre dernier dans la commune d’Anderlecht à Bizet.

Un bus de dépistage viendra aux sans-abris

Bruno De Meue, directeur des secours de la Croix-Rouge de Belgique, a confirmé qu’un bus de dépistage sillonnera les rues de la capitale pour tester les personnes précarisées.  

Le vaccin pour les SDF ?

Le vaccin de la covid-19 est quant à lui attendu en début de l’année 2021, il sera réservé dans un premier temps, pour le personnel soignant ainsi que pour les personnes jugées à risques. Parmi ces personnes à risque nous ne retrouvons pas les personnes sans domicile fixe.

Aspects positifs du premier confinement

Malgré les aspects négatifs du coronavirus pour les personnes sans-abris, en plus des hôtels qui ont été disponibles pour ces derniers, 16 personnes sans domicile fixe ont obtenu un hébergement permanent dans la commune de Gand.

Lors du premier confinement des tentes ont été mises à disposition pour les sans-abris dans les parcs de la ville de Liège. 

Des ambulances mises à disposition pour les personnes précarisées

En mars dernier, le Samu social a mis en place un dispositif d’enregistrement par ambulances des personnes sans domicile fixe. La transportation des personnes sans-abris suspectées d’avoir le coronavirus est très délicate, ce dispositif a permis d’isoler ces derniers dans des centres d’isolations pour ne pas prendre le risque de contaminer d’autres personnes. 

Les prochains projets à venir pour les personnes sans domicile fixe pour leurs soins de santés en général ? 

Un des projets qui est en cours est celui-ci, au printemps prochain un centre de jour ouvrira ses portes à Bruxelles pour accueillir les  jeunes personnes sans-abris âgées entre 13 ans et 26 ans. 

Comme l’a dit l’échevin d’Anderlecht, monsieur Mustapha Akouz, « La meilleure défense contre le covid-19, c’est d’avoir un toit. »


Pour en savoir plus :

  • https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_sm-ile-un-sourire-pour-encourager-les-sdf-liegeois-a-se-soigner?id=10654697

Alexia Carbone

Étudiante en communication à l’ISFSC, passionnée de littérature et de montage vidéo

Covid-19 : Le Samu social et la Croix-Rouge amènent des solutions pour héberger les sans-abris

Depuis mars dernier, la Belgique connaît une crise sanitaire nationale qui touche toutes les personnes, sans exception, sur le territoire belge. Mais quand est-il des personnes sans domicile fixe ? Y a-t-il des solutions pour ces personnes dans la difficulté ? 

Le Samu social a la solution !

Le Samu social avec l’aide de la Croix-Rouge a mis en place plusieurs solutions pour venir en aide aux personnes n’ayant aucun endroit où se loger durant cette crise sanitaire. En commençant par ouvrir un centre temporaire de 70 places dans un hôtel de Schaerbeek en collaboration avec Bruss’help. 

Une personne sans domicile fixe dormant sur un banc. Image par planet_fox de Pixabay

D’autres hôtels sont prêts à accueillir les sans domicile fixe

Ce n’est pas tous, d’autres hôtels ont également ouvert leurs portes pour accueillir des personnes dans le besoin, un hôtel bruxellois a libéré 400 lits pour les familles nombreuses qui n’ont pas d’endroit où se confiner. D’autres hôtels ont également ouvert leurs portes pour accueillir des personnes dans le besoin. Le parlement européen a également mis à disposition un bâtiment pouvant accueillir 100 femmes seules. 

En espérant que cela suffisent pour mettre un maximum de personnes précarisées à l’abris

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Coronavirus: toujours plus de précarité vécue par les prostitué(e)s

Gestes barrières, confinement… Pour le milieu prostitutionnel, cela signifie encore plus de pauvreté. Comment subsistent ces « grands oubliés de la crise sanitaire »?

Au temps du covid, il ne reste que la pluie pour « battre le pavé », suite à l’interdiction d’activités prostitutionnelles… / Image par PublicDomainPictures de Pixabay

Le travail du sexe concerne en Belgique environ 26 000 personnes et génère 1 milliard d’euros de chiffres d’affaires par an. Dans une politique économiste, cela mérite d’être considéré. Comme beaucoup d’autres secteurs dans notre pays, les travailleurs/euses du sexe ont dû mettre la clé sous la porte. Pour les plus précarisés, cela signifie un basculement dans l’extrême pauvreté, un droit à la sécurité et à la santé profondément remis en cause (impossibilité de se nourrir, se loger, se soigner… ). Il ne reste alors que les distributions de colis alimentaires pour assurer leur survie. Une interdiction d’activité ne devrait-elle pas être assortie de revenus de substitution?

Des risques accrus…

Sans la création rapide d’un fonds d’aide d’urgence, beaucoup de ces travailleurs/euses devront poursuivre l’activité clandestinement, sans pouvoir négocier leurs conditions de protection (masques, préservatifs…).

Au-delà d’une crise économique et sanitaire, et faute de décisions politiques rapides et efficaces, les TDS pourraient mourir, outre du covid, de faim, de froid ou se suicider. « Une épidémie ne peut se gagner sans mettre au centre de l’action publique la protection des droits ».

Les seniors de Waterloo accèdent-ils aisément aux soins?


A l’heure où la population a une plus grande espérance de vie, Waterloo tente de faire son maximum depuis quelques années afin que les personnes âgées puissent continuer de garder une certaine indépendance et autonomie. Le monde évolue, les seniors aussi!

Quels sont les repères pour les futures générations? Qui sont les piliers familiaux? Qui sont présents pour donner un conseil juste? Les aînés. Mais être un senior, c’est également souffrir d’isolement, avoir des difficultés à accéder à certains soins de santé et des difficultés grandissantes à accomplir des tâches quotidiennes. Actuellement 20.6 % de la population Waterlootoise est âgée de plus de 65 ans. Un chiffre en constante augmentation ces 30 dernières années. Comment fait-on pour se préparer au vieillissement dans cette commune? Différents services sont mis à disposition des personnes âgées afin de leur faciliter les accès aux soins et de leur maintien à domicile.

Dans la commune de Waterloo, trois secteurs sont mis en place afin d’aider au maximum les seniors: les soins de santé, différents services afin de favoriser le maintien à domicile et de lutter contre l’isolement et enfin, les animations.

A commencer par le CPAS (Centre Public d’Action Sociale) de Waterloo et plus précisément le service SAFA (Services d’Aide aux Familles et aux Ainés). Celui-ci a créé plusieurs prestations indispensables afin de préserver le maintien à domicile des personnes âgées et permet par la même occasion de lutter contre l’isolement. Le SAFA propose entre autres le service des repas sur roues. En effet, les personnes ayant plus de 65 ans peuvent, si elles le souhaitent, commander leurs repas pour tous les jours de la semaine (également à la carte) et ceux-ci seront livrés chez eux pour plus de facilité. Qui plus est, il est possible de faire appel à une aide-ménagère ou encore une aide-familiale. L’aide-ménagère les seconde dans le nettoyage de l’habitation. Quant à l’aide-familiale, celle-ci a pour mission de favoriser une vie active au quotidien le plus longtemps possible (accompagnement pour faire les courses, se rendre à la pharmacie ou encore à la banque, …). Enfin, un dernier prestataire, mais non des moindres, le service transport. Il permet aux seniors (ou personnes à mobilité réduite), qui ont des difficultés de déplacement à garder une certaine forme d’indépendance : accompagnement aux rendez-vous médicaux, à divers magasins et sur le lieu de leurs loisirs.

L’animation pour lutter contre l’isolement.

Le secteur de l’animation est organisé par la commune elle-même. Elle propose régulièrement des spectacles à prix réduit afin que toutes les personnes âgées puissent en profiter. Par ailleurs, la commune offre la possibilité de participer à des excusions culturelles ou encore de partir en voyage une fois par an. Cette année, le programme culturel et d’animation pour les seniors de Waterloo a dû être suspendu en raison de la crise sanitaire. En temps normal, pour les seniors souffrant d’isolement, c’est l’occasion de partager un moment de convivialité et d’échange.

Ces différents secteurs ont dû faire face à une certaine adaptation en ces temps de pandémie, afin de continuer leurs activités tout en assurant la sécurité des personnes âgées. C’est le cas par exemple du service d’aides-ménagères qui lutte contre cette pandémie. Mais ce n’est pas tout, la continuité de ces prestations permet, entre autres, de lutter contre l’isolement des seniors.

Coronavirus: la ligne téléphonique Solitud’écoute renforcé (0800 47 47 88)

En Belgique, toutes les communes et les CPAS ne proposent pas tous ces services. Effectivement, ces prestations ne dépendent pas d’une obligation prévue dans les devoirs afférents à une administration communale. « Il s’agit d’une analyse distincte d’une commune à l’autre, déclare Etienne Verdin, Président du CPAS de Waterloo depuis 2001. Selon la situation sociologique, c’est à dire l’âge, la dépendance, … et la situation sociale de la commune, c’est à dire les moyens, … on se rend compte que tel ou tel service serait utile à Waterloo et pas spécialement à Saint-Gilles, et inversement. »

Un personnel compétent pour lutter contre la pandémie.

En ce qui concerne les différents services de soins, outre ceux proposés par certaines mutuelles ou des sociétés privées, la commune de Waterloo et le CPAS possèdent une maison de repos: « Le Gibloux ». Depuis le début de la pandémie, celui-ci a dû s’adapter afin de protéger au maximum ses résidents. Monsieur Etienne Verdin a attesté que les résidents avaient de la chance, jusqu’ici, aucun décès de la covid-19: le personnel est un personnel compétent , dévoué et capable de s’adapter à toutes circonstances. Malheureusement, les temps sont longs et malgré les efforts du personnel soignant, l’isolement reste dramatique. Cela n’empêche pas la maison de repos de tout de même fêter les anniversaires des résidents tout en gardant les précautions nécessaires ; ceci donnant l’occasion d’avoir une bouffée d’oxygène et un moment chaleureux.

La Wallonie ne compte pas moins de 18.9% de personnes âgées de plus de 65 ans. Ce chiffre devrait atteindre plus de 27.1% en 2071.

Fédération Wallonie-Bruxelles

« Je suis satisfait des prestations que propose notre commune, selon moi, il faut toujours s’adapter et surtout évoluer, explique humblement Monsieur Etienne Verdin. Cela évolue dans le temps, la crise de la Covid-19 l’explique dans le sens que, par exemple, le nombre de repas à domicile a fortement augmenté. On est passé de 120 repas par jour en moyenne à 150 repas par jour. » En effet, le CPAS de Waterloo a dû s’adapter quand à la demande de repas à domicile mais outre la Covid-19, ce service devra faire face à une adaptation constante. Selon le site de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Wallonie ne compte pas moins de 18.9% de personnes âgées de plus de 65 ans. Ce chiffre ne fera qu’augmenter dans les prochaines années et devrait atteindre plus de 27.1% en 2071. Monsieur Etienne Verdin assure que ces différents services sont en constante évolution; il est primordial d’observer les besoins des seniors et d’ensuite analyser les capacités pour arriver à une solution qui convienne à tous. Le but étant de prévoir le besoin des personnes âgées avant même qu’il ne se fasse ressentir.

Plusieurs sources de diffusion d’informations.

0800 16 210 est le numéro gratuit pour les seniors afin qu’ils puissent obtenir toutes informations dont ils ont besoins.
Photo by Micheile Henderson on Unsplash

Toutes ces prestations sont bénéfiques pour les personnes âgées mais le plus important reste que celles-ci soient informées de ce qui est mis à leur disposition. C’est un point que met à l’honneur le Président du CPAS de Waterloo:  » Je tiens toujours à annoncer une réponse durable à un projet, je n’aime pas les effets d’annonces qui n’aboutissent pas. Le plus important c’est de dire ce qui est fait et pas ce qui va se faire. » Afin d’informer la population waterlootoise de l’actualité de la commune, celle-ci possède son propre journal d’informations gratuites distribué dans les boîtes aux lettres toutes les semaines (le « Waterloo Info »). Ce dernier informe de tout ce qui se passe dans la commune et de toutes les nouveautés. En plus de ce journal, se trouve sur internet « Les services pour les personnes âgées en Wallonie, offre et utilisation » afin d’être informé sur ce qui est mis en place dans sa propre commune. Il est important d’informer qu’un numéro de téléphone gratuit existe pour les seniors afin qu’ils puissent poser toutes leurs questions et qu’il puissent recevoir des conseils si nécessaire. Comme source d’informations non officielle mais non négligeable, il y a « le bouche à oreille » entre voisins, amis, familles qui n’hésitent pas à prendre le temps de téléphoner et d’échanger toutes ces informations sur la commune.

« Le cheval de bataille » de la commune Waterlootoise est le maintien des personnes âgées à domicile le plus longtemps possible. Il est également important de permettre aux seniors d’avoir accès à différents domaines de soins. De nouveaux projets seront bientôt disponibles comme le service « brico-dépannage » (service qui verra le jour en fonction de l’évolution de la crise sanitaire) qui sera proposé par le SAFA afin d’intervenir pour effectuer de petits travaux de bricolage. Monsieur Etienne Verdin garanti que « efficacité » et « perdurable » sont les mots d’ordre dans la commune de Waterloo!


Pour en savoir +
Le journal de la commune de Waterloo « Waterloo Info » est disponible sur le site officiel communal.

Le site « Petit frères des pauvres, non à l’isolement des aînés », donne plus d’information concernant le numéro gratuit afin de luter contre la solitude des seniors.

Le site « Iweps » a publié une étude relative aux chiffres de l’espérance de vie et de mortalité en Belgique.


Lhéa Guillaume

Etudiante à l’ISFSC et passionnée par le journalisme. Ce que j’aime dans les études de communication c’est de pouvoir jongler dans différents domaines et de pouvoir aborder beaucoup de sujets. Rêve de partir à la découverte du monde.

Le cohortage en maisons de repos, une innovation efficace

Le phénomène est mis en place depuis peu par les soins de santé. Explications.

L’expérience a débuté à Liège en octobre dernier. L’idée ? Transférer des patients covid vers d’autres établissements. Cela évite aux hôpitaux d’être saturés. Durant la première vague du coronavirus, les maisons de repos ont envoyé de nombreux résidents en milieu hospitalier de cette manière. Aujourd’hui les rôles s’inversent. Les maisons de repos peuvent également servir de points d’appui aux établissements de santé.

Une norme en devenir

La seconde vague de l’épidémie étant plus impactant au niveau des hospitalisations, il a fallu trouver une solution pour répartir au mieux les patients sur l’ensemble du pays. Et pouvoir ainsi s’occuper des cas les plus préoccupants.

Les patients sont envoyés dans les maisons de repos les plus proches. Fredlegrain, CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons

La Région de Bruxelles-Capitale a elle aussi adopté la pratique. Le ministre Alain Maron affirme par ailleurs que le cohortage n’apporte pas une charge de travail supplémentaire au personnel des maisons de repos. Et souligne que seuls les patients guéris de tout symptôme sont aptes à être transférés.

Le personnel des maisons de repos est aujourd’hui formé pour ce genre de situation. Mais également bien mieux équipé pour pouvoir traiter des patients covid. Ils sont devenus des alliés indispensables pour faire face au virus. L’Aframeco (l’Association Francophone des Médecins Coordinateurs) et le MRS (Conseillers en Maisons de Repos et de Soins) soulignent ainsi l’importance du cohortage et ont d’ailleurs partagé une circulaire à ce sujet.


Coronavirus: Le services d’aides-ménagères s’est-il bien adapté?

En pleine pandémie, ce secteur continue de fonctionner mais à quel prix? Il ne compte pas moins de 140.000 travailleurs en Belgique. Mais mettent-ils leur vie en danger en allant travailler chaque matin?

Masques obligatoires, gants à usage unique, distanciation sociale, … Une série de nouveaux gestes devenus quotidiens pour tous ces travailleurs. Photo by Anton on Unsplash

Masques obligatoires et changés toutes les 4 heures, gants à usage unique, distanciation sociale,… font partie des nouvelles mesures obligatoires pour les aides ménagères durant cette pandémie de la Codiv-19. Ce secteur a dû renforcer ses règles d’hygiène afin de préserver la sécurité de tous.

Ces différentes mesures obligatoires se trouvent sur le site de l’AViQ (Agence pour une Vie de Qualité); l’agence a mis en place des circulaires afin d’expliquer au mieux une série de gestes devenus quotidiens pour tous ces travailleurs. A présent, chacun de ceux-ci possède, dans la mesure du possible, des solutions hydro-alcooliques pour les mains, davantage de tenues de travail afin de pouvoir les changer plus souvent, ou encore des lunettes de protection,…

La sécurité avant tout!

C’est pourquoi, dès lors qu’un travailleur ou qu’un employeur est suspecté de présenter un symptôme de la Covid-19, celui-ci doit prendre des mesures d’isolement à effet immédiat.

Cependant, une zone d’ombre au tableau, le taux d’absentéisme dû aux quarantaines du personnel. C’est pourquoi par manque d’effectifs, une priorisation des situations a lieu. Celles-ci sont évaluées en terme de santé, d’isolement, … Malgré cela, c’est un métier qui a su s’adapter pour lutter contre cette pandémie.

Vaccins : méfiance dangereuse ou doute rationnel ?

Déjà 1,5 milliard de doses de vaccin Covid commandées par l’UE mais une population dubitative.
Photo de Nataliya Vaitkevich provenant de Pexels

« Appel à des pratiques nazies« , « Complotisme, buzz et demi-vérité » , « Ils aiment la peur, l’incertitude et le doute« . C’est ce qu’on peut lire sur la toile quand on se documente sur l’organisation détractrice des vaccins « Initiative Citoyenne ». Mais passé cette ambivalence passionnelle, qu’ont-réellement à dire ces « vaccino-sceptiques » ?

Les chiffres parlent d’eux mêmes : selon un sondage concernant un peu plus de 1000 Belges dirigé par l’hebdomadaire flamand Knack, « 12 % des Belges interrogés ne se feront « sûrement pas » vacciner contre le Coronavirus, 8 % ne le feront « probablement pas » et 27 % « ne savent pas encore. » » D’après le bureau d’étude Kantar, « les populations hésitent davantage qu’en juin à se faire vacciner contre la Covid-19. » Et si la majorité est susceptible de le faire, seule une minorité en est « certaine. » L’heure est donc à la crainte quant au vaccin Covid même si une polarité aiguisée sur la question globale des vaccins reste de mise. Achevant son master en éthique biomédicale à l’UCL, l’une des figures de proue de l’association « Initiative Citoyenne », Sophie Meulemans, a accepté de répondre à quelques questions.

« Les étiquettes de complotistes collées à tout va, c’est manquer le débat de fond. »

S. Meulemans

Anti-vaccins ?

L’intervenante est claire : l’infantilisation n’est pas le but de l’organisation qui ne milite non pas pour une privation des vaccins mais bien pour une liberté vaccinale absolue. Celle-ci s’étend à tout niveau : des crèches au personnel soignant ce qui n’est actuellement pas le cas en Belgique. L’utilisation du terme « Anti-vaccins » est pour Mme Meulemans, une manière de diviser les gens. Le réel combat d’Initiative Citoyenne est de promouvoir un débat équilibré. Pouvoir informer avec le même crédit que la dominante pro-vaccinale sans diabolisation; avant de s’injecter un vaccin irréversible : là est tout le fondement de la lutte.

Des critères qui manquent ?

Le collectif déplore le caractère expérimental des vaccins : selon eux, les critères scientifiques permettant d’établir leur sureté sont biaisés ou manquants. Mme Meulemans s’apeure d’autant plus quant au vaccin contre le Coronavirus compte tenu des faibles délais qu’ont pris les recherches alors que des milliards de doses sont déjà prêtes à la commercialisation. Doute établi quand on sait que les firmes à l’origine du vaccin ont obtenus l’immunité juridique quant à d’éventuels effets secondaires.

« Ici, on travaille bénévolement et à perte. Si une personne se fait vacciner et fini en chaise roulante, ça ne changera pas notre quotidien; on ne gagnera pas un centime là dessus. »

S. Meulemans

Des effets indésirables

La crainte principale ? La faible période pour évaluer les effets secondaires. Tout au plus quelques jours voire quelques semaines, par prises de sang « très en superficie et très rapides » d’après l’intervenante. Elle déplorera l’absence d’échographie, insistant sur le fait que de nombreux effets indésirables peuvent survenir des mois après le vaccin, avec une causalité qui serait donc niée. En atteste une fuite confidentielle, envoyée à Initiative Citoyenne par un employé de GSK, répertoriant pas moins de 800 effets secondaires probables et occultés dans le vaccin « 6 en 1 » . Si d’après son expérience, le vaccin Hépatite B peut nuire au foie, seulement quatre jours ont suffi pour déterminer ses effets secondaires. Elle souligne via une étude que les pays ayant le plus vacciné contre l’hépatite B sont les pays où le taux de cancer du foie a triplé.

L’infectiologue Didier Raoult confirme cet aspect expérimental en écrivant que « Toute vaccination est « hasardeuse », au sens où elle peut avoir des conséquences imprévues. » En parlant du vaccin contre la poliomyélite, il déclare que « Par voie orale, il entraîne des affections neurologiques importantes, voire des poliomyélites ! Sur les 50 dernières années, il s’est produit en Europe plus de poliomyélites d’origine vaccinale que de polios provoquées « naturellement » par le virus. » Il met toutefois en garde qu’il ne faut pas systématiquement voir « un lien de causalité entre une vaccination et l’apparition d’une pathologie, seulement parce que les deux événements se suivent dans le temps… » Il expliquera qu’en vaccinant avec des millions de doses une population contre une dite maladie, on multiplie statistiquement en apparence le nombre de « coïncidences » avec des événements indésirables.

Une analyse absente

Les vaccins étant irréversibles, le mouvement signale l’absence d’analyse pharmacocinétique. À savoir: « Comment sont métabolisés les composants vaccinaux dans l’organisme ? » Analyse pourtant obligatoire pour les médicaments pouvant parfois montrer des liens avec certains cancers. (manque qui pourrait toutefois avoir un sens ? ). Les vaccins ne seraient donc pas assez évalués sur leur capacité mutagène. En effet, 80% des maladies rares ont une composante génétique pas toujours présente à la naissance alors qu’on retrouve parfois des produits cancérigènes comme le formaldéhyde dans certains vaccins destinés aux nourrissons. S. Meulemans soulève que le taux de cancers chez les jeunes a significativement augmenté ces 30 dernières années alors que le calendrier vaccinal a doublé. On pourrait cependant s’interroger sur la présence générale bien plus importante de substances cancérigènes dans notre environnement que celles retrouvées dans les vaccins, formaldéhyde compris.

Vidéo envoyée par Sophie Meulemans concernant l’aspect pharmacocinétique

Vaccination au cas par cas et problème des adjuvants

L’activiste s’inquiète : le système immunitaire varie d’une personne à l’autre. Si certains détiennent des gènes de susceptibilité d’une maladie, l’environnement va jouer comme un « effet goutte d’eau » pouvant être induit par les vaccins notamment via leurs adjuvants comme l’aluminium, qui se stockerait dans le cerveau en provoquant selon ses sources, la sclérose en plaques ou Alzheimer. Elle déplore qu’on ne tienne quasiment pas compte de cet aspect individuel, là où il serait intelligent de questionner le patient sur son passé médical ainsi que celui de sa famille.

Didier Raoult rejoint les propos de l’activiste en énonçant qu’une « stratégie vaccinale efficace exige aussi que l’on renvoie en permanence l’intérêt de tel ou tel vaccin en fonction de la personne à laquelle il est destiné et de son environnement. » Concernant l’adjuvant aluminique, le médecin se montre plus circonspect : « Les accusations sur l’aluminium n’ont jamais été validées après un siècle d’utilisation en tant qu’adjuvant. Personnellement, je pense que l’aluminium n’est pas dangereux par nature, il n’est toxique qu’à certaines conditions et pas à la dose à laquelle il est employé dans les vaccins. »

Il renvoie cependant aux travaux du professeur Gherardi qui affirme que certaines personnes génétiquement prédisposées élimineraient difficilement les particules d’aluminium qui s’emmagasineraient dans des organes comme le cerveau. Seulement, il y aurait des problèmes avec la quantité d’aluminium ingérée au cours de toute leur vie; composant qui se retrouve dans bon nombre d’aliments et même dans le lait maternel à des doses bien plus importantes que retrouvées dans les vaccins. Concernant la sclérose en plaque qui existait bien avant l’utilisation de l’aluminium en tant qu’adjuvant vaccinal, la médecine s’interroge toujours mais n’a pour l’instant démontré aucun lien avec le composant. Lien existant néanmoins pour Alzheimer mais difficile de savoir à ce stade s’il en est une des causes ou l’une des conséquences.

Augmentant la réponse immunitaire dans les vaccins, le sel d’aluminium est le 3e élément le plus répandu sur terre. On en ingèrerait 820 fois plus que les quantités administrées en vaccinant.
Image par SplitShire de Pixabay

L’immunité naturelle

Mme Meulemans s’appuie sur une étude hollandaise démontrant qu’au cours des 5 premières années de leur vie, les enfants ayant reçu tous les vaccins présents sur le carnet vaccinal ont une santé bien moindre par rapport aux enfants n’ayant reçu aucune vaccination. L’immunité globale d’après vaccin serait donc plus faible que l’immunité naturelle. On peut cependant s’interroger sur les limites de cette immunité lorsqu’une maladie virale est contractée. Il est toutefois difficile de comparer dans la mesure où apparemment, « La vaccination de la majorité protège tous ceux qui ne se sont pas fait vaccinés pour des raisons médicales ou religieuses. » (D.Raoult).

« Il faut s’interroger si des vaccinations de masse peuvent faire plus de tort que de bien. Ce qui est le cas pour nous. »

S. Meulemans

La militante voit la vaccination comme un court-circuit : passer outre les muqueuses et les barrières cutanées entraînerait des effets néfastes sur l’organisme (allergies, cancers,..). Surtout quand on sait que la grande majorité des vaccins actuels sont administrés sous forme de « cocktail » de plusieurs virus; là où naturellement, on ne contractera pas 3 ou 4 infections différentes en même temps. Elle souligne aussi qu’on ne permette plus d’attraper des maladies à certains âges propices ayant un sens pour le bon fonctionnement de l’immunité. Une nouvelle immunité fragilisée qui dépendra donc de rappels vaccinaux.

L’activiste s’interroge sur une prévention plus saine : elle signifie que des carences en vitamines donnent lieu à une plus faible immunité. Quand les soins de santé sont saturés, là où la majorité de la population aurait des carences en vitamines, il serait pour elle intéressant de réguler celles-ci qui ne présentent d’ailleurs aucun effet secondaire.

La vitamine D : un atout naturel non négligeable.

Pour ou contre ? Une question virtuelle

Entre les études qui se contredisent et les spécialistes qui guerroient, difficile de détenir une vérité sur la vaccination. Si certaines interprétations vont parfois vite en conclusion, on regrettera la caricature excessive qui est faite des vaccino-critiques. Les vaccins ne sont ni bons ni mauvais en soit et relèvent d’une réflexion qui va bien au delà des questions simplistes. Sujet pas encore des plus maîtrisés par la médecine, il revêt toujours d’un aspect mystérieux. Si une remise en question n’est jamais dangereuse, ne serait-ce pas le manque de nuance qui l’est ? Le Dr Raoult ré-axe l’interrogation : « Êtes vous pour tel vaccin, administré dans telles conditions, à telle population, à tel endroit et à tel moment ? »


En savoir plus

Un ouvrage aussi complet qu’éclairant; utilisé maintes fois pour la rédaction de l’article : RAOULT D., RECASENS O., La vérité sur les vaccins, Michel Lafon, 2018.

Le site d’Initiative Citoyenne où l’on retrouve l’essentiel des sources de Mme. Meulemans : http://initiativecitoyenne.be/

Brève qui s’interroge sur le rapport entre les vaccins et l’OMS sur base de ses financements : https://sante.commu.isfsc.be/?p=3031&preview=true

Image Bio

Victor Geenens

Etudiant à l’ISFSC, j’ai 21 ans et me passionne pour la musique, l’histoire et les phénomènes sociétaux. Si l’objectivité se trouve difficilement, je suis en perpétuelle recherche d’une nuance qui tend à disparaître.

OMS et vaccins : une position contestable ?

Un symbole que nous connaissons tous : si rassurant qu’il reflèterait presque un caractère dogmatique.
Image par Miguel Á. Padriñán de Pixabay

À l’heure de la Covid-19, difficile de ne pas citer l’OMS lorsqu’on s’interroge sur les vaccins, mais est-t-elle réellement indépendante ? Zoom sur ses fonds.

Le crédit global pour l’organisation a toujours le vent en poupe même s’il est difficile de nier que le Coronavirus aura creusé un fossé de défiance à son encontre. Le collectif vaccino-critique « Initiative Citoyenne » met en garde quant au dédouanement des gouvernances nationales pour des institutions en amont. En effet, les États dépendent directement des affirmations de l’OMS bien qu’elle soit financée à 80% par des organismes extra-étatiques. Alors que l’institution mène une campagne pro-vaccinale depuis des années, les 7 des 10 plus grandes entreprises pharmaceutiques mondiales produisant toutes des vaccins, financent l’OMS à raison de 10%. GAVI the Vaccine Alliance n’est ni plus ni moins son 3e contributeur volontaire.

Conflits d’intérêts ?

En seconde place : la fondation Bill-et-Melinda Gates représentant à elle seule 12% du financement volontaire de l’OMS. Outre le fait que la fondation subventionne parallèlement de nombreux groupes pharmaceutiques dont GAVI, on s’interrogera sur le souhait qu’a Bill Gates de faire vacciner 7 milliards d’individus. Il faut rappeler que le financement de sa fondation fonctionne sur un retour sur investissement : c’est-à-dire que les dividendes des entreprises qu’elle soutient reviennent directement à cette dernière.

Posait déjà question le changement de définition du terme « pandémie » sur le site de l’OMS lors de la grippe H1N1 : la notion de forte mortalité n’ayant dès lors plus été prise en compte pour une déclaration officielle. S’en est alors suivi une production accélérée de vaccins…Un sentiment de « déjà vu » ?

Des critiques sur l’OMS avaient déjà fait surface suite à la grippe H1N1.

MALADIES RARES : un long parcours du combattant …

Les personnes atteintes de maladies rares sont avant tout à la recherche de soutiens aussi bien financiers que psychologiques. Voyons si la Belgique répond à leurs attentes alors qu’ils souffrent d’isolement, de manque de ressources financières et de soutien psychologique adapté.

Les maladies rares …..si rares que ça ? En Europe, 30 millions de personnes sont
confrontées à une maladie rare. En Belgique ? Chez nous , on compte  660.000 à 880.000 personnes concernées. Selon un article de la fondation Roi Baudouin, « les maladies rares sont souvent chroniques, progressives, parfois même mortelles » et dans 80% des cas elles sont dites héréditaires. Mais qui sont les personnes les plus susceptibles d’être atteintes par les maladies rares ? Les enfants. En effet, dans 3 cas sur 4 ce sont les jeunes qui sont touchés et malheureusement dans 30% des cas ils décèdent avant l’âge de 5 ans. Mais quelles sont ces maladies ? Maladie de Menière, mucoviscidose, syndrome de Brugada , progéria et bien d’autres encore. Elles touchent un nombre incalculable de personnes. Alors, la question qui démange : que fait la Belgique pour venir en aide à ces personnes ?

Journée internationale des maladies rares le 29 février, création d’associations dont Rare Disorders Belgium, voilà certains moyens mis en place pour soutenir les personnes atteintes de maladies rares et ils en ont bien besoin car le chemin est sans aucun doute un vrai parcours du combattant.

Le patient doit attendre longtemps avant que sa maladie ne soit diagnostiquée .

Le monde médical met du temps avant de poser un diagnostic et le malade a souvent dû aller de médecin en médecin, on appelle ça « le shopping médical » dit Ines Demaret, philosophe spécialisée en éthique biomédicale, infirmière SIAMU et professeur dans l’enseignement supérieur paramédical. 

Selon un article de la Fondation Roi Baudouin, 22% des personnes auraient au moins consulté 5 médecins avant d’obtenir un diagnostic et 7% plus de 10 médecins. Un réel parcours du combattant qui ne fait que commencer !

Autorisation de reproduction donnée par I.Demaret
Inès Demaret , le porte-parole des personnes atteintes de maladies rares .

Quand le diagnostic est posé, le patient doit faire face au prix exorbitants des médicaments .

Lorsque le patient est informé de l’existence d’un ou de plusieurs médicaments qui pourraient le soulager ou le soigner, il reste encore un gros problème, les prix, les prix exorbitants des médicaments .

Selon un article de Louvain Médical, 19% des malades renonceraient à des prestations, à des médicaments, faute de ressources financières suffisantes. Pourtant ces médicaments sont nécessaires pour eux, pour leur survie mais il leur est impossible de les payer. Inès Demaret sait précisément de quoi elle parle : elle-même atteinte de plusieurs maladies rares, elle a aussi été confrontée à des problèmes financiers qui ont amené à l’évolution d’une de ses maladies.

Photo de Karolina Grabowska provenant de Pexels
19% des personnes ne peuvent se faire soigner faute de ressources financières

« j’avais un médicament qui coûtait à l’époque, il y a plus de 15 ans , 500€ par mois…j’ai pas pu le prendre j’avais pas l’argent et donc ma maladie a évolué »

me confie I.DEMARET

« En France, ils ont une longueur d’avance (par rapport à la Belgique.) … » « Ils sont la locomotive en Europe au niveau des maladies rares mais aussi une locomotive au niveau économique et scientifique . » explique I.Demaret

En effet, la France est le premier pays en Europe à avoir élaboré , en 2005, et mis en œuvre un plan national dans le domaine des maladies rares, alors que la Belgique ne proposera son plan qu’ en 2014 , soit presque 10 ans plus tard . « On espère que ça va bouger » déclare I. Demaret

La politique ne propose pas d’aides concrètes pour les personnes atteintes de maladies rares.

« Il n’y a pas de volonté politique » affirme spontanément I.Demaret . Selon Madame Demaret , les problèmes entre les différentes régions du pays : Flandre et Wallonie, le fait qu’il n’y ait que 7 centres pour les maladies rares, l’absence de remboursement des médicaments, etc.. prouvent un manque d’investissement au niveau politique . « …c’est aberrant » annonce -t’-elle .

« il n’y a pas de volonté politique . »

affirme spontanément I.Demaret

La famille, elle aussi victime : arrêt du travail, diminution des revenus, adaptation au sein du domicile,…

Pour les patients atteints de maladies rares comme pour leur famille, la douleur est insoutenable.

Selon un article de la Fondation Roi Baudouin, dans 1 cas sur 4 , un membre de la famille doit cesser de travailler pour prendre soin du malade. Ce sont souvent les proches eux-mêmes qui jouent le rôle de coordinateur de soins et les conséquences sont lourdes pour les aidants : arrêt du travail, diminution des revenus, adaptations au sein du domicile. Heureusement, ils peuvent compter sur le soutien d’associations. Les mutuelles , de leur côté, envisagent de créer un point de contact permanent pour les familles afin de les aider dans leurs différents besoins et de les sortir de leur isolement. Des études sur le sujet sont toujours en cours. Croisons les doigts !

Photo de Agung Pandit Wiguna provenant de Pexels
Dans 1 cas sur 4, un membre de la famille du malade doit cesser de travailler pour en prendre soin.

« Si on avait déjà des psychologues formés on serait déjà très très content  » déclare I.Demaret « Un soutien psychologique peut être offert au moment du diagnostic, mais les professionnels de la santé centrent principalement leurs préoccupations sur les aspects purement médicaux de la maladie, laissant parfois aux malades et leurs proches l’impression d’être incompris » relate un article de la mutualité chrétienne

Que faire si le monde médical n’est pas (assez) à leur écoute ? Il y a bien eu l’idée de création de centres d’expertise qui répondraient aux besoins du patient : écoute psychologique, informations, réalisation d’un suivi, … mais on ne parle ici que de simples projets .

« Il n’existe actuellement aucun centre d’expertise officiellement reconnu pour les maladies rares en Belgique. » déclare l’association RaDiOrg

Fondation Groupama- Web Emission : « Annonce du diagnostic et après ? Parents confrontés à l’annonce d’une maladie rare » I le 8 janvier 2020

Le coronavirus , pour certains malades : solitude, absence de visites médicales, pour d’autres, de vrais moments en famille.

Depuis mars 2020, la Belgique connaît comme le monde entier une crise sanitaire : le coronavirus.

Le domaine de la santé est complètement touché. Mais alors comment les personnes atteintes de maladies rares vivent t’-elles ? Certains se plaignent du report des visites médicales mais aussi de la solitude, ce qui est très difficile pour eux . « Par contre , d’autres ont trouvé cela très positif de rester chez soi avec sa famille et se rendent compte de la chance qu’ils ont d’être entourés de leurs proches » raconte I.Demaret

Des solutions d’aides proposées par I.Demaret

Membre de l’ association Rare Disorders Belgium, Inès Demaret est également auteure d’un livre paru en mai 2019 :  » la damnation des maladies orphelines« . Ce livre se compose de deux parties, l’une porte plutôt sur les sources d’informations, l’autre, sur l’aspect sociologique en proposant différentes solutions :

  • l’humilité, la bienveillance du personnel envers les malades
  • la responsabilisation du patient
  • le développement d’un panel de médicaments meilleur marché

Ces solutions s’adressent aussi bien aux patients qu’au monde médical.

Selon I.Demaret, ce qui est le plus urgent à l’heure actuelle c’est la responsabilisation du patient, qui doit fructifier son autonomie, aller lui-même à la recherche d’aides en appelant les associations.

« Il y a tellement de bonne volonté, d’énergie et de bonnes idées que voilà moi je suis plutôt positive » Inès Demaret terminera ainsi notre interview sur une note d’espoir …. pour ces personnes trop longtemps oubliées .

Photo de Rakicevic Nenad provenant de Pexels
Malgré des problèmes sans réponses pour ces personnes atteintes de maladies rares , Inès Demaret reste cependant positive et croit en un avenir meilleur .

Pour en savoir plus

Aurélie Malcorps, 20 ans, étudiante en bachelier communication, j’aime pouvoir m’exprimer et apprendre. Ma spontanéité, mon dynamisme et mon application dans mes projets me pousse à aller loin !