Santé : Appartenir à une certaine classe sociale influence-t-il le processus d’accès aux soins de santé ?

L’accès aux soins de santé des SDF en Belgique ne cesse de diminué d’année en année. Pourtant beaucoup d’associations , organismes luttent contre ce fléau. Appartenir à une certaine classe sociale influence-t-il le processus d’accès aux soins ?

Credit photo : thinkstock

Les médicaments, les consultations chez le médecin et même l’accès aux soins sont trop cher pour cette partie de la population.

“Ces prix exorbitants reflètent de nouveau la financiarisation extrême du marché pharmaceutique, aux dépends de l’accès aux soins” s’exprime Médecins du Monde dans un communiqué. Cette affirmation reflète bien le problème qui existe au niveau de l’accès aux soins de santé dans les différentes classes sociales. 27% des ménages dans le quintile des revenus les plus faibles déclarent avoir postposé des soins par manque d’argent, 24% des “ayant-droit” bénéficie réellement du statut préférentiel OMNIO. Cela prouve que l’accessibilité aux soins est restreinte et particulièrement pour les défavorisés.
Ce post datant de 2013 du président des MdM montrent que cela fait des années que ce sujet est sur la table

Les barrières d’accès

Plusieurs notions alimentent le fait qu’il est difficile pour un sdf d’accéder à la santé. On appelle ça des “barrières” , elles sont de différents types et ce sont elles qui jouent un rôle assez important dans la difficulté d’accès. On a par exemple , la barrière de l’accueil c’est à dire la présence du personnel et des ressources nécessaires, la capacité du patient à pouvoir payer. Nous avons également une barrière géographique qui montre la difficulté du patient à atteindre son médecin au sens physique du terme. La plus connue est sans aucun doute la barrière d’acceptabilité à savoir la langue , le manque de confiance de la part du personnel de santé mais aussi la peur d’être dénoncé pour les personnes qui ne sont pas en règle. “En tant que secrétaire, il m’est souvent arrivé de rédiger des rapports sur des clients indésirables…De plus je suis de temps en temps en contact avec les infirmières, aide soignant ,.. Et c’est clair qu’on est souvent jugé avant même d’exposer son problème” s’exprimait Anne Collet lors de notre interview. La dernière barrière et non des moindre est celle de la disponibilité, qui lié à la démotivation des professionnels par l’excès de lourdeur administrative et financière, qu’il faut prendre en charge pour les populations en situation précaire.

Credits : Anne Collet
Utilisation autorisée
Anne Collet , secrétaire médicale au CHU Mont-Godinne, prise en photo chez elle lors de notre entrevue.



Et les associations dans tout ça ?


Le centre d’accueil de soins et d’orientation (CASO) de l’organisation non gouvernementale Médecin du Monde offre la possibilité d’être informé sur les soins de santé et à n’importe quelle personne, qui a du mal à se faire soigner, sur leur droits et obligations. La grande majorité des personnes qui sollicitaient cette aide étaient sans papier. Madame Collet aime particulièrement Médecins du Monde “ je pense qu’en ce qui concerne l’aide pour les personnes qui sont sdf , les Médecins du Monde font preuve d’une énorme générosité et d’un bon professionnalisme..” Il y a également Mighealthnet un réseau d’information sur les bonnes “pratiques” au niveau de la santé pour les migrants et minorités en Europe. L’ASBL AT D Quart Monde Wallonie-Bruxelles est un mouvement qui lutte contre la grande pauvreté et l’exclusion sociale. Et pour finir, le groupe de travail “hospitalisation de la concertation des sans-abri” est un groupe de professionnels qui ont pour sujet précis : les barrières à l’accès aux soins pour la population spécifique des sans-abris.
Ici on peut remarquer sur ce post l’engagement des Médecins du Monde qui chaque hiver consulte une grosse majorité des sdf de Bruxelles gratuitement

La consultation “sans sous”

La Belgique est encore un de ces rares pays européens où la consultation chez le médecin généraliste est payante. Elle se classe même 20e sur 31 pays européen dans le classement relatif à l’accès aux soins primaire de la Commission européenne.
La consultation << sans argent chez les généralistes >> consiste au tiers payant obligatoire et à la suppression du ticket modérateur. Le tiers payant c’est à dire, le remboursement des prestations des médecins par les organismes, assureurs et le ticket modérateur est une partie des dépenses de santé qui restent à la charge du patient après remboursement de l’assurance maladie. Le système de la consultation “gratuite” : Système de paiement forfaitaire, les mutuelles versent chaque mois un montant fixe par patient directement à la pratique de médecine générale. Du coup , les médecins seront directement rémunérés via les caisses maladies. Ces dernières paient les médecins généralistes directement par voie électronique celui-ci n’a plus besoin de remplir une attestation nécessaire, cette consultation est également rentable, possible et améliore l’accès aux soins.
Malheureusement , l’Association belge des syndicats médicaux n’est pas du même avis en particulier ce qui concerne l’obligation du tiers payant pour les patients moins nantis. Selon eux seuls les médecins ont le droit de décider qui peut ou ne peut pas bénéficier du tiers payant. L’association a peur que ceci entraîne une surconsommation de soins, une augmentation de la charge administrative pour les médecins et à des retards de remboursement. De plus, si le ticket modérateur disparaît qui va le payer? l’INAMI ? Car pour un comptable, les économies à venir sont une pure hypothèse et en plus certains médecins ne sont pas très à l’aise avec l’informatique, seule une poignée arrive à s’en sortir. Et si l’INAMI ne les finance pas, les médecins généralistes ne les sacrifieront pas.
Et pourtant , le fait de ne pas payer n’entraînera pas forcément une surconsommation. Une étude comparative entre les pratiques financées par ceux qui ont un système forfaitaire et ceux qui en sont aux pratiques classiques à démontré que ceux qui sont soumis à un système forfaitaire ne consultaient pas plus que ça leur médecin. L’étude de la Commission européenne a bien montré que le problème de la sous-consommation des soins est clairement plus importante que celui de la surconsommation. Cette consultation est aussi efficace car elle coûte peu, elle est avantageuse et diminue les inégalités sociales. Elle diminue les inégalités sociales du moins pour les soins primaires et permet de retrouver la solidarité pour les assurances maladies. Par exemple, M.Collet affirmait qu’elle ne connaissait pas de système comme celui là peut être que le fait qu’il ne soit pas appliqué ici explique cela.

L’accessibilité aux soins est bel et bien très compliquée pour les citoyens en situation précaire. Si le système ne change pas, il sera encore plus compliqué pour un SDF de se soigner. Oui, c’est bien la gratuité des soins, mais est-ce la réelle solution ?

Pour en savoir plus

Ngenyi Vincent, 21 ans , élève en communication à l’ISFSC


Les soins de santé Belge au top 5 de l’Europe !

Frais médicaux Creative Commons CC0.

En 2019, le rapport annuel du think thank suédois, Health Consumer Powerhouse a classé la Belgique en 5ème position des pays d’Europe possédant les meilleurs soins de santé, néanmoins une partie importante de la population n’arrive pas à avoir accès aux services de soins de santé pour des raisons majoritairement financières.

 Depuis la crise de 2008 l’inégalité d’accès aux soins de santé n’a fait que qu’augmenter en Belgique. Même si le pays couvre 99% de sa population par une sécurité sociale couvert ou pas, il y a encore des personnes qui ne bénéficient pas des soins dont ils ont besoin.

Médecins du monde estiment que 600.000 Belges vivent actuellement dans la pauvreté. Une personne sur quatre reporte ou annule ses soins pour des raisons financières. La situation a empiré chez les personnes disposant de faibles revenus. En 2011 les chiffres indiquaient que 4,3% de ces personnes n’avaient pas accès aux soins alors qu’aujourd’hui ce chiffre a doublé et a atteint les 8%. « Nous fessons toujours des choix économiques parce que nous sommes dans des cellules familiales. Il y a des personnes qui véritablement ont pris la décision de repousser leurs soins de santé à cause de leur coût. Vous avez des gens qui se disent je ne vais pas pouvoir boucler la fin du mois. Donc J’irai chez le médecin le mois d’après. Et ça ce sont des choix qui sont injustes dans notre société égalitaire. Mais s’il y a bien quelque chose sur lequel on en est très ferme, c’est que la santé n’est pas un bien comme les autres. C’est un droit. » déclare François Fille des médecins du monde.

Des soins de santé trop cher ?

Les coûts des soins de santé sont très élevés en Belgique. La part des dépenses à la charge des patients est parmi la plus haute d’Europe. Selon une étude de l’ONG Médecins du monde. Un ménage dépense 1.100 euros par an en moyenne en soins non remboursés.

Alors que 99% les belges sont couverts par une sécurité sociale le nombre de personnes qui report ses soins pour des raisons financières est de 12% en Flandre 23% à Bruxelles ce qui veut dire près d’un Bruxellois sur quatre reportes ses soins par manque de moyens. 19% des belges ne peuvent pas se payer une simple visite chez le dentiste. « La diminution du coût exorbitant de certains médicaments aidera à allégées les frais qui pèsent sur ces personnes fragiles. Les entreprises pharmaceutiques continuent pour certaines maladies orphelines ou certaines pathologies a demandé des traitements spéciaux et coûteux. Alors que leur client principal c’est la sécurité sociale. L’exclusion des soins de santé de ces populations à un coût. Il faudrait que ces entreprises pharmaceutiques baissaient le coût des médicaments.  Nous pourrions alors investir plus dans la prévention qui coûte énormément moins cher que les soins curatifs. » explique François fille

Notre pays a la qualité de procurer aux patients un rendez-vous avec un médecin très rapidement. Malgré cette accessibilité pratique, certains ne prend même pas la peine d’aller en consultation car il n’arrive pas à se procurer le montant nécessaire. La mutuelle devrait remboursé directement la moitié de la somme, à la place du patient qui doit payer tout le montant. Le montant des allocations de famille fournies par le CPAS devrait être rehaussé parce qu’il reste très minime.

La Belgique un système qui exclut ?

Outre le problème financier, il faut acquérir ces deux conditions pour accéder aux soins de santé en Belgique.

•         Avoir un statut administratif (être inscrit au registre national)

•         Le domicile (avoir une adresse de référence).

Remplir ces deux conditions est très difficile pour certaines, telles que les sans-abris, les demandeurs d’asile et les primo-arrivants. C’est que la Belgique a un système qui exclut. Selon le rapport de l’OMS campagne reporter il semblerait que 1% de la population soit exclue des soins. La population qui vit dans la précarité non pas à cause de leur faible revenu mais à cause de leur statut administratif. Ils ne sont pas couverts socialement ils n’ont droit qu’à des mesures d’exception qu’on appelle la nuit d’aide médicale urgente qui est très compliquée à obtenir. Ils doivent faire face à un ensemble de contraintes administratives et bureaucratiques qui prennent du temps.

Une bonne santé passe par la communication ?

Communication entre un médecin et sons patient : Creative Commons CC0

Des facteurs tels qu’un problème de communication, le manque de connaissances du système de santé, des déférences culturelles rend aussi l’accès aux soins de santé difficile. « Il y a une barrière culturelle qu’il faut savoir détruire. Les soins doivent être appropriés en fonction des besoins de la personne, elle doit pouvoir être communiquée au patient qui comprend un traître mot de ce qu’on leur raconte. Pour cela Il faut des interprètes auprès du personnel de soins et notamment dans les structures publiques. Il faut donner les moyens en ressources humaines de pouvoir justement constituer un filtre positif et de communication entre le patient et le docteur. » indique François fille.

Les soins de santé en Belgique satisfaisants ?

En 2018 une étude montre que 77% des belges se trouvent en bonne santé. Seulement les personnes à faible revenu, les migrants, les primo arrivent et les sans abris qui n’ont pas pu payer ses soins de santé préventivement perdent 10 années d’espérance de vie en bonne santé, ce qui nous pousse à réfléchir aux systèmes de santé.

Il y a aussi l’impact psychologique de cette inégalité d’accès aux soins de santé sur ces patients. Comme la dépression, le Burn out, une lutte quotidienne à un impact psycho-social sur votre vie, votre mentale sur ceux de vos proches et sur ceux de vos enfants, les personnes qui en ont assez de moyens peuvent bénéficier d’une prise en charge psychologique appropriée. Mais imaginez ceux qui n’ont pas les moyens. Les soins de santé mentaux sont des soins qui sont chers et pas entièrement recouverts par la Sécurité sociale on parle alors d’exclusion. On n’a l’impression que nos systèmes de soins ne s’adressent pas aux besoins de ces populations fragiles.

Les dépenses de santé par personne par ans en Belgique sont énormes. Et on n’arrive toujours pas à couvrir la totalité de la population dans ce pays. Nous avons les moyens de faire beaucoup mieux.

Pour en savoir plus

Une nouvelle voie vers un accès plus facile aux soins de santés ?

L’accès aux soins de santés, un défi pour certains :

Quand on parle de problèmes d’accès aux soins de santé, nous pensons directement à tourner la tête de l’autre côté de l’atlantique. Cependant, la Belgique n’est pas épargnée puisque 9 % des familles wallonnes doivent reporter des soins de santé à cause des coûts de ceux-ci venant mettre en doute l’efficacité de notre système qui se veut normalement égalitaire, social et surtout universelle. En réaction, le gouvernement, depuis quelques années, a mis en place diverse plans pour essayer de rendre plus accessible les soins de santés.

Un des projets les plus important et pourtant pas toujours connu du grand publique est la création dans les quartiers d’une nouvelle forme d’institution de soin de première ligne, celle des maisons médicales.

Les maisons médicales, une nouvelle voie :

Les maisons médicales sont des établissements de soins de première ligne. Elles sont apparues dans les années 70 en Belgique à contre-courant de la mentalité de l’époque qui se voulait centrer au maximum sur les hôpitaux. Cette mentalité a vite révélé certaines faiblesses, surtout au niveau des personnes à faible revenu qui se sont vu presque mises à l’écart des soins de santé malgré les plans d’aide sociale mis en place par l’état.

© shutterstock 2019

Les maisons médicales ont montré un nouvel axe de soins de santé, principalement centré sur le patient dans sa globalité. Ainsi, ne mettant plus à l’écart l’état physique, économique, psychologique mais également social de la personne, revenant à un médecin plus social.

Plus social dans les soins, mais également dans la structure, car celle-ci est directement implante dans les quartiers au plus proches des patients. Plus social économiquement, car plus accessible, avec des tarifs et forfait avantageux. Plus sociable de la gestion, avec les membres médicaux qui participent activement aux décisions de la structure.

Plus social dans les soins, mais également dans la structure, car celle-ci est directement implante dans les quartiers au plus proches des patients. Plus social économiquement, car plus accessible, avec des tarifs et forfait avantageux. Plus sociable de la gestion, avec les membres médicaux qui participent activement aux décisions de la structure.

Les maisons médicales ont créé une autre voie et vision de l’accès aux soins santé contemporains, se voulant le plus universel et accessible.


Medicinae Médicinale ?

video mise en ligne sur youtube par
Fédération des maisons médicales le 18 déc. 2017.

Les maisons médicales, les MM comme on les nomme dans le milieu professionnel, n’ont pas cessés de croître depuis les années 80. Leurs nombres dépassent aujourd’hui 160 MM, reparties dans toute la Belgique avec plus de 360 000 personnes affiliées.

« En 30 ans, les MM ont connu un important développement : leur nombre n’a cessé d’augmenter au rythme de douze MM ouvertes par an ces dernières années. »

Les maisons médicales « à la loupe »
étude de Solidaris Octobre 2017

Comment expliquer cette réussite ?

Les maisons médicales se sont distinguées des autres systèmes de soins grâce à plusieurs spécificités qui on remplir les définis des autres systèmes. La plus importante peut-être, est les faits que le patient ne paie pas l’acte en soi, mais paie chaque mois un forfait lui donnant accès à volonté aux consultations.

Le Dr.Madoki médecin généraliste dans son cabinet.
© Louis-Jourdan Leclercq 2019

Permettant ainsi, aux personnes de ne pas devoir dépenser des sommes trop importantes pour leurs soins ou consultations. Mais au-delà de la simple consultation, cela permet un réel suivi du patient, comme l’explique le docteur Madoki, médecin généraliste dans une maison médicale


« […] par exemple, j’ai un patient pour lequel j’ai un diagnostic qui n’est pas tout à fait sûr, parce qu’il est au début de la maladie. Je voudrais m’assurer que je ne me trompe pas, donc si je suis à l’acte, j’aurais du mal à le faire revenir parce qu’il va devoir venir à nouveau et dépenser l’argent, et il n’a peut-être pas beaucoup de sous. Il va peut-être s’imaginer que c’est pour gagner de l’argent que je vais le faire revenir car je peux très bien dire Revenez dans deux jours, on va voir si rien ne s’était.
Mais avec le forfait, moi, ça va me permettre d’avoir un médecin de meilleure qualité parce que je peux voir le patient autant de fois que je veux. Un exemple plutôt que lui donner un antibiotique, je peux très bien dire, « Ecoutez, on va attendre voir comment ça va se développer si je vois que votre corps résiste, je ne vous donne pas d’antibiotiques » et ce sera revenu moins cher à tout le monde tout en ayant de meilleurs soins […] »


En plus du suivi personnel du patient sur du long terme et si besoin régulier, une des spécificités des maisons médicales est le partage des dossiers entre le personnel soignant, permettant une grande flexibilité.

Un patient veut consulter son médecin habituel qui n’est pas là, pas de souci, un des confrères peut prendre en charge la personne directement en ayant directement accès à tout son dossier ou plus simplement dans le cas de soins spécifiques, ou le patient doit être pris en charge par un autre médecin spécialisé.

La localisation des maisons médicales est aussi un de leurs plus gros atouts avec leur emplacement au plus près de leurs patients, dans leur quartier. Permettant ainsi un suivi presque « personnalisé » du quartier et, par conséquent, de ne pas faire que du soin curatif, mais également du préventif, qui est bien souvent oublié dans notre système de santé.



« […] Il y a eu, par exemple, dans le quartier des vagues de suicide importées, il y a quelques années, des suicides de façon violente avec des défenestrations, donc c’était vraiment très,très très violent.
On a eu sentiment qu’il fallait faire quelque chose dans le quartier. Eh bien, on a eu de l’argent pour le faire, mais si on était à l’acte, on n’aurait pu que constater parce qu’on n’aurait pas eu les moyens de mettre en place des campagnes pour essayer de sensibiliser les jeunes et etc.
C’est intéressant, parce qu’on prend en charge véritablement le quartier et les patients sur l’ensemble de la problématique de santé, et on n’est pas uniquement cantonnés à « Tu es malade, tu viens, je soigne et puis après
au-revoir ». On peut être présent avant que la « maladie » n’intervienne. En parlant de problèmes liés au risque de diabète de l’obésité, les accidents domestiques, tout ça s’est pris en charge également par le préventif. »


Les maisons médicales séduisent également les personnes qui ne se sentent pas à l’aise avec les structures « habituelles ». Où elles ont peur d’être jugées sur leur origine ou leurs statuts sociaux économiques, comme l’explique Liam, patient dans une maison médicale dans un article de l’observatoire belge des inégalités :



 « Ici, il y a une diversité dans la maison médicale, il y a des médecins de toute origine. Personnellement, ça me rassure, je sens bien qu’il n’y aura pas de racisme. Je sais qu’il prendra son temps pour voir ce que j’ai réellement. J’ai des amis qui sont partis chez des médecins privés et vu qu’ils sont d’origine maghrébine, ils ne se sentaient pas à l’aise parce qu’ils sentaient que le médecin avait des réserves. »

Liam, patient , témoignage dans  » Les maisons médicales, garantes d’un accès aux soins de santé pour tou·te·s ?  » le 2 septembre 2019

Les maisons médicales ont réussi à combler le déficit des autres structures ce qui à séduit de plus en plus de belges. Mais il n’existe pas de solution miracle au problème de l’accès aux soins.

Les maisons médicales malheureusement ne répondent pas à tous les problèmes que l’on rencontre dans l’accès aux soins de santé en Belgique. Cependant elles ont réussi à donner accès aux soins a des personnes qui était exclue ou en difficultés. Leurs nombres grandissant montrent le bon fonctionnement et la volonté du et dans le projet.

Et peut-être par la suite à enclencher de nouvelles avancées qui permettront un réel changement de notre système de santé en rendant véritablement égalitaire, qualitatif et accessible à tous.


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