La femme marginalisée

Plus vulnérables et sujettes aux agressions sexuelles, les grossesses indésirées, avortements, accouchements, menstruations. Les besoins du corps de la femme sont différents de ceux de l’homme. Si, en Belgique en principe, recevoir des soins de santé est un droit, les femmes qui se retrouvent à la rue n’ont pas toujours connaissance de ce droit.

Le nombre absolu des femmes mal logées à Bruxelles a augmenté depuis 2016. Sur les 4.187 personnes sans-abri et mal logés, 939 sont des femmes. Soit 22,4%. Dans les différents centres de crise, les chiffres suivent. Par exemple au Samu Social, où le nombre de femmes accueillies a presque quadruplé en 8 ans. Il est passé de 40 femmes à 146. Toutes ces femmes ne passent pas leurs nuits dans les rues. Une grande majorité d’entre-elles sont hébergées dans ces centres ou des hôtels payés par des ASBL. Mais le matin, c’est le retour à la réalité.

« Dans un monde où les richesses peuvent être mieux partagées, où tout le monde pourrait recevoir de l’aide, ça me choque. Je ne suis à l’aise avec l’idée qu’il y ait autant de précarité.« 

Binta Liebmann Diallo

Les problèmes de santé

Pour les personnes itinérantes, le maintien de bonnes pratiques hygiéniques est difficile. Il n’y a pas un accès direct à des douches ou des machines à laver. Forcées de dormir sales dans des vêtements non-lavés ainsi se manifestent des maladies et des infections types eczéma champignons ou mycoses. Mais aussi les problèmes de peau comme l’impétigo, la stase, la gale et les poux. Quand ils dorment, ils forment souvent des groupes. Surtout pendant les périodes un peu plus froides dans le but de se réchauffer, favorisant ainsi la propagation de ces infections.

Spécifique aux femmes, il y a le manque de protection intime. Contraintes de réutiliser les mêmes protections ou des bouts de tissus trouvés. Beaucoup de ces femmes sont aussi victimes d’agressions sexuelles. Elles en contractent des IST et MST. Mais de plus, l’accès à la contraception étant souvent compliqué, il résulte des viols, des grossesses non désirées. Telle est la réalité de ces femmes.

Détresse psychologique

Il y a énormément de détresse psychologique dans les rues. « Certaines femmes viennent simplement parce qu’elles ont besoin de parler « , confie Binta Liebmann Diallo infirmière chez DoucheFLUX. Vivre à la rue est une expérience stressante, effrayante, drainante. « Les problèmes de santé ce n’est pas seulement une plaie ou une maladie, continue Mme Liebmann Diallo. C’est aussi dire je ne me sens pas bien je n’arrive pas à manger je ne sais pas où dormir.« 

Un tiers des personnes SDF souffrent de troubles psychiatriques sévères, psychoses, troubles de l’humeur, dépression et/ou troubles anxieux sévères. Les troubles psychotiques majoritairement des schizophrénies représentent la pathologie la plus grave et la plus fréquente. Les troubles dépressifs sévères sont comparables à ceux de la population générale. Le risque suicidaire, les troubles de la personnalité et du comportement sont plus élevés.

Ont-elles droit aux soins ?

En Belgique tout le monde a droit à des soins de santé. Avec ou sans papiers. Lors d’une visite dans un centre de crise, l’aide-soignant qui prend la consultation peut faire une demande d’aide médicale urgente pour les patients. Ils sont ensuite redirigés vers le CPAS dans la commune dans laquelle ils dorment. Par exemple, ceux qui dorment sous le pont du midi sont redirigés vers le CPAS de la commune de 1000 Bruxelles.

Suite à la demande, le délai d’attente est de 3 semaines. Au bout de 3 semaines, les patients reçoivent une carte médicale fournie par le CPAS. Celle-ci donne accès à un médecin et une pharmacie spécifique.

Étant donné un délai d’attente relativement long, d’autres alternatives sont possibles. Comme le centre médical Athéna. Où tout le monde est le bien bienvenu.

Dans une crainte constante

Nombreuses sont les femmes SDF qui n’osent pas aller consulter des médecins par peur de se voir refuser les soins. « Dans la rue, on peut parfois être vite repoussé par toutes les barrières de la société ». Constamment confrontées à l’échec, certaines ont baissé les bras.

« Je propose mes services, en général le vendredi après-midi sur rdv. Mais certaines femmes n’osent pas venir quand il y a des hommes. »

Binta Liebmann Diallo

D’autres ont peur de fréquenter les lieux où il y a une forte présence masculine. Dans la rue, elles peuvent voir comment les hommes tombent dans la drogue, l’alcool et adoptent des comportements violents. Dans la société actuelle, la femme en général n’est pas assez considérée. L’homme occupe beaucoup de place. C’est pourquoi il est important de créer des espaces où elles pourront se sentir en sécurité.

homeless- by Jackie_Chance from Pixabay Free for commercial use

Où se procurer des soins?

DoucheFLUX est un centre de jour pour les personnes en situation de grande précarité, avec ou sans logement, avec ou sans papiers.

Le mercredi est un jour consacré 100 % aux femmes. Ce jour-là, le personnel en service est principalement composé de femmes. Il y est possible de voir une infirmière. L’infirmerie est chapeautée par Médecins du Monde et travaille en collaboration avec tout un réseau de maisons médicales, de médecins, de services d’urgence, services dentaires, services spécialisés en santé sexuelle ou encore mentale.

DoucheFLUX offre des services de première nécessité. Prendre sa douche, laver son linge, recevoir une pédicure médicale, faire de la kinésithérapie, voir une opticienne, un soutien psychologique et plus.

Bien évidemment, il s’agit d’un centre parmi tant d’autres. Pour prendre connaissance des autres centre voir la rubrique pour en savoir plus.

Et COVID dans tout ça ?

Durant la première vague, le milieu social a pu bénéficier de plus d’aide pour le sans-abrisme lié aux COVID. Il y a eu plus de financement des régions de la communauté française et de la ville de Bruxelles. Des hôtels ont été ouverts. Des bâtiments de la Commission européenne qui ont été transformés en chambres d’hôtel étant donné que les employés étaient en télétravail. Les personnes sans-abri ont été bien accueillies et ont pu y passer le confinement. Spécialement pour les femmes, pour qui c’était une grande sécurité de savoir qu’elles auraient un toit sous lequel dormir pendant cette période. Et cela n’aurait peut-être pas été possible sans COVID.

Depuis, les centres de crise prenant en charge les sans-abri comme DoucheFLUX ont mis en place des dispositifs pour continuer à apporter leur aide tout en respectant les directives du gouvernement. Se désinfecter les mains à l’entrée. Des masques propres à disposition avec possibilité de laver ces masques en tissu également. La température est prise et si jamais quelqu’un avec une forte fièvre se présente, il y a un protocole à suivre. Un service spécifique qui accueille les personnes sans-abri est contacté pour mettre cette personne en quarantaine. Si la personne présente plusieurs symptômes, il est possible de faire un test qui est gratuit pour les sans-abri.

Selon Mme Liebmann Diallo ce n’est pas à nous citoyens de venir en aide aux personnes en précarité mais au gouvernement.

« Cela relève d’une politique plus sociale et humaine. Cela dépend des personnes que nous choisissons pour diriger le pays. Choisir des personnes humaines permettrait de mettre plus d’argent dans le social et aider ces personnes. Ce n’est pas aux citoyens de s’occuper de ce que l’état doit faire. »

Binta Liebmann Diallo

Pour en savoir plus

  • Qu’est-ce qu’une personne sans-abri ? Ce n’est pas toujours clair. AMA a tenté donner une définition plus complète.
  • Le guide social propose 158 adresses, logements et centres d’aide pour les personnes sans-abri.
  • Consultez Bruss’help pour toutes les informations supplémentaires.

Noella Tshilombo Muyeji

23 ans, étudiante en communication à l’ISFSC.

Vivre dans la rue et se soigner, un vrai parcours du combattant

Un sans-abri emmitouflé dans un duvet dans le centre de Lausanne (Suisse) Benoît Prieur-CC-BY-SA

Être confronté au manque d’hygiène, aux carences alimentaires, aux intempéries, à l’insécurité… Voici le dur quotidien que vivent des milliers de sans-abri dans nos rues. Quel impact ce mode de vie rudimentaire a-t-il sur leur santé ? Et quelles sont les répercussions liées au coronavirus pour les personnes sans domicile fixe ?

Entre le 3 et le 26 mai dernier, des chercheurs du CHU Saint-Pierre de Bruxelles ont réalisé une étude pour voir dans quelle mesure les sans-abri seraient plus vulnérables face au coronavirus que la population générale. Il en est ressorti qu’une personne vivant dehors à trois fois plus de risques d’être hospitalisé des suites d’une infection lié à la COVID-19 qu’une personne ayant un toit.

Des personnes fragilisées

Ils seraient entre 4000 et 4500. Voici le nombre estimé de personnes sans domicile fixe qui vivent dans notre capitale. Pour beaucoup d’entre eux, leur santé n’est pas perçue comme étant une priorité.

Entre la recherche d’un repas et d’un endroit où passer la nuit, se soigner devient secondaire et cette négligence se voit : « je constate beaucoup de sans-abris avec des mycoses au niveau des pieds, elles sont très souvent le résultat d’avoir marché pendant un long moment dans des chaussures abimées où encore des infections parasitaires telles que des poux et la gale», explique Isabelle Verreckt, infirmière au sein de l’ASBL bruxelloise La Fontaine.

Isabelle Verreckt ©Lecluyse Nicolas 2020

Mais il y a aussi des personnes qui souffrent de divers problèmes mentaux. Ceux-ci sont malheureusement encore trop souvent oubliés ou jugés comme n’étant pas assez importants. Pourtant, parmi ces troubles on retrouve parfois des pathologies psychiatriques graves, comme : la schizophrénie, des troubles bipolaires et des dépressions majeures. Selon Isabelle Verreckt : «Certaines personnes ont eu un suivi psychiatrique par le passé, mais depuis qu’ils sont à la rue ils n’ont plus eu de traitement ce qui aggrave leur état mental».

De plus, « beaucoup de sans-abri qui ne vont pas bien se tournent vers l’alcool et la drogue pour oublier leurs problèmes. Résultat? Cette consommation devient plus régulière et donc petit à petit ils peuvent développer un comportement addictif. Cette problématique s’ajoute à leur longue liste de problèmes, ce qui ne les aide pas à avancer » explique Isabelle Verreckt.

Le coronavirus, la goutte de trop ?

L’hiver est là. Températures négatives et journées plus courtes rythment désormais le quotidien des habitants de la rue. Une situation qui en temps normal est déjà compliquée, mais cette année ça l’est encore plus particulièrement. Le couvre-feu à partir de 22h qui a été instauré sur l’ensemble du territoire de la capitale oblige parfois les sans-abri à se cacher pour éviter de croiser la police. Depuis le début de cette pandémie, le message est clair : garder minimum 1,5m de distance entre les personnes, porter un masque à partir du moment où la distance sociale ne peut être garantie ainsi que se laver régulièrement les mains. Mais qu’en est-il lorsqu’une personne n’a pas les moyens de s’acheter des masques?

Le CPAS de la Ville de Bruxelles distribue désormais depuis plusieurs semaines des masques en tissus aux sans-abri. Un moyen pour eux d’être en règle, certes, mais pas forcément efficace. Le mauvais usage du masque compromet parfois son efficacité, car nombreux sont ceux qui gardent le même masque pendant plusieurs jours, ce qui évidemment peut impacter lourdement leur santé déjà fragile. Interrogée sur la question, une assistante sociale du CPAS de 1000 Bruxelles explique : « il y aurait aux alentours de 30% de sans-abris qui seraient infectés, où étés contact COVID et placés en isolement».

Un toit temporaire

L’accès aux tests n’est pas toujours évident pour les sans domicile fixe. Souvent le fait de ne pas posséder une carte médicale peut sévèrement compliquer les choses. En effet cette carte, délivrée par le CPAS aux personnes nécessiteuses, permet la gratuité des frais médicaux et pharmaceutiques pour les personnes en grande précarité. Lorsqu’un sans-abri possède cette carte, il peut se faire tester auprès d’un médecin généraliste agrée par le CPAS où une maison médicale. Dans le cas il où il n’est pas titulaire de ce genre de carte, l’accès aux tests est plus compliqué.« A ce moment là, le sans-abri peut se faire tester via Bruss’Help, l’organe de la coordination des personnes sans-abris à Bruxelles, mais évidemment cela prendra plus temps», explique Isabelle Verreckt.

Ensuite, si le test se révèle positif, la personne peut être mise à l’abri afin d’éviter que son état de santé s’aggrave et faire en sorte qu’elle ne contamine pas d’autres personnes. La Ville de Bruxelles a donc mis certains endroits très spécifiques à disposition des habitants de la rue, comme par exemple l’hôtel Galia. Cet hôtel accueille les personnes qui seraient positives à la covid-19 en leur proposant un hébergement et des soins durant la quarantaine.

Une porte de sortie?

Si pour la plupart des sans-abri l’espoir de retrouver un jour un toit et une vie autonome les aide à tenir le coup, pour d’autres ce n’est pas forcément le cas. En effet, une minorité de ces personnes préfèrent la vie dehors, qui leur convient mieux. Ils estiment qu’il y’a plus besoin de payer les frais du quotidien, pas d’obligations, pas de travail, pas de comptes à rendre… une liberté totale donc. Selon madame Verreckt : « La porte vers la sortie peut être ouverte par le CPAS où le Samusocial, mais encore là il faudra s’armer de patience car le chemin peut être long. La persévérance sera indispensable ».

Plus mourir dans l’anonymat

Chaque année plusieurs dizaines de personnes sdf meurent dans les rues de Bruxelles. En 2019, 62 personnes y ont perdu la vie, ce qui représente une diminution comparée à l’année précédente, où 68 décès ont étés enregistrés. Pour l’année 2020 il n’y pas encore de chiffres de disponible, mais il est quasi sûr que ceux-ci seront plus élevés à cause de la pandémie. Pour rendre un dernier hommage à ces personnes, il existe un collectif spécial, nommé « Morts de la rue ». Ce réseau d’associations organise chaque année un hommage, en collant un nom et un visage sur les chiffres de ceux qui ont perdu la bataille contre l’extérieure. L’espérance de vie en rue est que de 48 ans.

Pour en savoir plus…

Nicolas Lecluyse, 21 ans. Étudiant en bachelier de Communication à l’ISFSC depuis septembre 2020.

Covid-19 : accès aux soins pour les SDF.

Pour protéger les personnes sans domicile fixe, le gouvernement et plusieurs organisations ont mis en place des dispositifs pour mettre ces derniers à l’abri durant cette crise sanitaire du coronavirus.  Quelles sont-elles ? 

Le 13 mars a eût lieu un comité de concertation qui traitait comme sujet le coronavirus. Dans ce comité de concertation a été prise la décision de faire un confinement total . Mais quand est-il des SDF ? En août dernier, le CHU Saint-Pierre a fait une étude. D’après eux, sur 100 000 habitants, 650 personnes atteintes de la covid-19 seraient des personnes sans-abris contre 194 non SDF. 

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La Belgique compte aujourd’hui, plus de 17 000 personnes décédées du virus présent depuis le début de l’année. Le nombre de SDF morts parmi ces 17 000 personnes décédées reste encore inconnu. De plus, parmi ces 17 000 personnes, les personnes sans domicile fixe restent les personnes les plus vulnérables à attraper le coronavirus. Ils n’ont pas d’hébergement où se confiner en plus de leur hygiène de vie qui n’est pas favorable. Il est donc important de trouver des endroits où les loger durant cette période de crise sanitaire. 

La meilleure défense contre la covid-19, c’est d’avoir un toit.

Mustapha Akouz

Les dernières solutions d’hébergements pour les sans-abris

Pour pouvoir protéger les personnes sans-abris, plusieurs mesures ont été mises en place. Le Samu social a mis à disposition des lits dans des hôtels pouvant accueillir un certain nombre de sans-abris à l’aide de la croix rouge. D’après monsieur Mustapha Akouz, président du CPAS d’Anderlecht, en plus des hôtels qui ont été ouverts pour les SDF, les centres d’hiver ont également ouvert leurs portes pour ces derniers. Cependant, les centres d’hivers peuvent accueillir 50 % de leur capacité en cause, la distanciation sociale. « Il y a à ce jour, plus ou moins 3000 places d’hébergement saturées à Bruxelles », a confirmé Nathalie Abascal Toca, responsable dans le domaine des SDF du CPAS d’Anderlecht.

Le CPAS d’Anderlecht collabore avec la COCOM et sa commune pour venir en aide aux SDF

« Il y a un projet qui commence en janvier prochain, pour l’hiver, on vient de conclure avec la COCOM et la commune d’Anderlecht une collaboration. On a une structure où on peut accueillir 35 résidents » a confirmé le président du CPAS d’Anderlecht, Mustapha Akouz. 

Pour certaines personnes, il est impossible de respecter le couvre-feu

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Depuis l’annonce du deuxième confinement, les personnes sans domicile fixe doivent, elles aussi, respecter le couvre-feu dans la commune dans laquelle ces derniers se trouvent. La capacité d’accueil dans les centres d’hébergement étant saturée, certaines personnes restent dans la rue et sont dans l’incapacité de respecter le couvre-feu imposé par le gouvernement.

Dix organisations se mobilisent

Pour y remédier dix organisations ont décidé de distribuer aux personnes se trouvant dans la rue, 2 500 « attestations de non-hébergement » afin que ces derniers puissent rester dans la rue sans avoir de problèmes. Des organisations telles que, le Samu social, les Médecins du Monde, Médecins sans Frontières et pleins d’autres encore. 

Les SDF présentent des symptôme de la covid-19 dans les hôpitaux

Les hôpitaux sont ouverts pour tout le monde, mais qu’en est-il des SDF qui viennent aux urgences avec des symptômes de la covid-19 ? Et bien, les personnes sans-abris sont prises en charge par les médecins et la facture des soins sera envoyée au CPAS qui eux, se chargeront de payer les soins de santés. 

Les solutions de la fondation Roi Baudouin

Dans les hôpitaux, on retrouve beaucoup de SDF atteints du coronavirus, c’est pour cela que la Fondation Roi Baudouin a mis deux dispositifs d’urgence pour soutenir ces derniers en cette période de crise sanitaire. Le premier dispositif est de distribuer des repas aux personnes sans domicile fixe et le deuxième est de mettre en place des lieux d’accueil pour ces derniers afin qu’ils ne manquent de rien pendant cette période compliquée. 

Nouveau Centre de dépistage à Bizet  

D’après le président du CPAS d’Anderlecht, un centre de dépistage a ouvert ses portes le 6 novembre dernier dans la commune d’Anderlecht à Bizet.

Un bus de dépistage viendra aux sans-abris

Bruno De Meue, directeur des secours de la Croix-Rouge de Belgique, a confirmé qu’un bus de dépistage sillonnera les rues de la capitale pour tester les personnes précarisées.  

Le vaccin pour les SDF ?

Le vaccin de la covid-19 est quant à lui attendu en début de l’année 2021, il sera réservé dans un premier temps, pour le personnel soignant ainsi que pour les personnes jugées à risques. Parmi ces personnes à risque nous ne retrouvons pas les personnes sans domicile fixe.

Aspects positifs du premier confinement

Malgré les aspects négatifs du coronavirus pour les personnes sans-abris, en plus des hôtels qui ont été disponibles pour ces derniers, 16 personnes sans domicile fixe ont obtenu un hébergement permanent dans la commune de Gand.

Lors du premier confinement des tentes ont été mises à disposition pour les sans-abris dans les parcs de la ville de Liège. 

Des ambulances mises à disposition pour les personnes précarisées

En mars dernier, le Samu social a mis en place un dispositif d’enregistrement par ambulances des personnes sans domicile fixe. La transportation des personnes sans-abris suspectées d’avoir le coronavirus est très délicate, ce dispositif a permis d’isoler ces derniers dans des centres d’isolations pour ne pas prendre le risque de contaminer d’autres personnes. 

Les prochains projets à venir pour les personnes sans domicile fixe pour leurs soins de santés en général ? 

Un des projets qui est en cours est celui-ci, au printemps prochain un centre de jour ouvrira ses portes à Bruxelles pour accueillir les  jeunes personnes sans-abris âgées entre 13 ans et 26 ans. 

Comme l’a dit l’échevin d’Anderlecht, monsieur Mustapha Akouz, « La meilleure défense contre le covid-19, c’est d’avoir un toit. »


Pour en savoir plus :

  • https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_sm-ile-un-sourire-pour-encourager-les-sdf-liegeois-a-se-soigner?id=10654697

Alexia Carbone

Étudiante en communication à l’ISFSC, passionnée de littérature et de montage vidéo

Maladie d’Alzheimer : Traitements et possibles remèdes font-ils bon ménage ?

Traitements pour la maladie d’Alzheimer, thérapies, échecs pour certains remèdes… C’est la vie quotidienne des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de leur entourage.

 À pile ou face, chacun peut être touché par la maladie d’Alzheimer. En effet, 1 citoyen belge sur deux connait une personne atteinte d’une maladie de ce type. Forme la plus fréquente de troubles cognitifs chez les personnes âgées, cette maladie neurodégénérative a-t-elle enfin trouvé un ennemi de taille ? L’Aducanumab semble être un candidat sérieux et porteur d’espoir ! Selon les résultats des essais, ce médicament est déjà efficace sur les lésions que provoque la maladie sur le cerveau, mais réduit également la gravité des symptômes. Cela témoigne-t-il de son efficacité ?

L’efficacité des traitements de la maladie d’Alzheimer reste à revoir d’après certains spécialistes. Pour le Dr Luc Kevers, neurologue au sein du centre médical Médicis à Woluwé-Saint-Pierre, tout dépend de ce qu’on appelle l’efficacité. En effet, le degré d’efficacité dans la médication semble très varié et fonctionne que pour certains symptômes, mais aucun traitement semble efficace pour guérir la maladie.

Pourquoi tant d’échecs dans la recherche de médicaments ?

Cela fait deux décennies qu’aucun médicament n’a été autorisé contre la maladie d’Alzheimer. En effet, les études sur des traitements possibles ont subi un certain revers. Les laboratoires Biogen espéraient faire office d’exceptions et d’espoirs avec leur nouvelle molécule. L’Aducanumab n’a pas convaincu finalement les autorités d’approbation de mise sur le marché malgré des résultats légèrement positifs. « Le problème principal vient d’une compréhension incomplète du processus responsable. On applique des traitements avec l’espoir d’une amélioration rapide alors que c’est un processus lent » a expliqué le Dr Luc Kevers.

Répercussions de la maladie sur l’entourage du patient

Les premiers concernés par cet espoir restent les familles, premiers acteurs dans la prise en charge des patients et pivot de la prise en charge à domicile des personnes âgées dépendantes. La maladie d’Alzheimer a un impact économique et social, allant jusqu’à toucher la santé des aidants. Selon plusieurs études, les soignants informels (parents ou amis) octroient un temps considérable dans le soutien, ce qui impose des sacrifices en conséquence.

Ces sacrifices prennent une place de plus en plus prépondérante au fur et à mesure que la maladie évolue et atteint des stades importants, déstabilisant la famille et réaménageant les différents rôles de celle-ci. Entre le diagnostic, le choix de maintenir le patient à domicile et l’entrée en institution, l’équilibre des proches en est bouleversé. « L’idéal pour le soutien aux patients atteints de cette maladie reste le suivi avec l’entourage, cela demande du temps considérable, mais cela ne demande aucun besoin financier pour le patient. » explique, le Dr Luc Kevers.

Origine et explication de la maladie d’Alzheimer

Depuis l’antiquité, on pensait qu’il s’agissait d’une démence liée à l’âge, l’approche de la maladie a évolué depuis son étude. Alzheimer est nommé du nom d’un neurologue allemand ayant réalisé des études sur le phénomène au début du 20e siècle, il se prénomma Alois Alzheimer.

Nous pouvons définir la maladie d’Alzheimer comme étant une maladie neurodégénérative qui est d’ailleurs la forme la plus récurrente de troubles cognitifs chez les personnes du troisième âge. Autant la mémoire que la capacité de jugement, l’orientation ou même le langage sont touchés.

Malgré les différentes recherches, la cause de la maladie est encore inconnue. Mais il existe bien évidemment plusieurs facteurs de risque. En premier lieu, le vieillissement. Ensuite, l’alimentation due à une forte consommation de graisse saturée, l’excès de cholestérol, alcool… Nous avons également les autres maladies qui affectent le corps ou le cerveau. Et enfin, nous avons tout ce qui tourne aux divers traumatismes crâniens où il existerait une similitude au développement de la maladie.

Différents stades d’évolution 

La maladie évolue en quatre étapes, quatre stades : pré démentiel, léger, modéré et enfin avancé.

Durant le stade de pré démence, il peut y avoir des difficultés d’attention, de planification, d’abstraction ou encore quelques légères difficultés de mémoire qui peuvent subvenir quelques années avant le diagnostic effectif de la maladie.

Au niveau du stade léger, l’ensemble des difficultés persiste et s’aggrave, avec un appauvrissement du vocabulaire, et le besoin d’aide dans l’accomplissement des tâches quotidiennes.

Au stade modéré, l’indépendance du patient se perd, avec des risques de chute ou de difficulté à reconnaitre certains proches. La mémoire à long terme commence à se détériorer, alors qu’elle était jusqu’à lors épargnée accompagnée de changements comportementales (errements, irritabilité, labilité, etc.).

Au stade avancé il y a une dépendance complète du patient par le personnel de soins et une réduction extrême du langage à quelques phrases ou mots simples. Le patient souffrira d’une incapacité motrice et il ne peut donc plus se nourrir seul.

Traitements pour réduire les symptômes

Il faut savoir qu’il n’existe à ce jour pas encore de médicaments pouvant guérir ou stopper l’évolution de la maladie d’Alzheimer. Cependant, il existe malgré tout des médicaments tels que ( le Donépézil, la Galantamine, le Rivastigmine et la Mémantine), qui permettent notamment de réduire les symptômes de la maladie. Au niveau de ces traitements, plusieurs effets indésirables ont été détectés comme : des troubles digestifs importants, des troubles neuropsychiatriques, mais également des chutes.  

Y a-t-il d’autres traitements, mais non médicamenteux pouvant aider ces patients ?

En dehors de tout traitement médicamenteux, il existe certaines thérapies non médicamenteuses permettant d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ces thérapies ont pour but de préserver l’autonomie des patients, atténuer les troubles du comportement et à soutenir l’entourage du patient.

Il y a plusieurs formes de thérapies :

  • L’orthophonie : le but est de préserver le langage du patient ;  
  • la stimulation cognitive : le but est d’essayer de maintenir les capacités cognitives du patient ;
  • la prise en charge psychologique : le but est de stabiliser et soulager la santé mentale du patient ;  
  • la kinésithérapie, l’ostéopathie, l’ergothérapie et la psychomotricité : le but est de maintenir l’autonomie du patient et sa motricité ;  
  • la musicothérapie, l’aromathérapie, la stimulation multisensorielle, la zoothérapie, les massages, la luminothérapie : le but est de venir modifier certains aspects du comportement du patient.

Les différents professionnels

Image par mohamed Hassan de Pixabay
Le patient atteint de la maladie peut être suivi par des neurologues, des gériatres ainsi que le médecin traitant.

Afin d’aider le patient dans tout l’acheminement de la maladie, plusieurs médecins sont mis à disposition. « Le patient peut être suivi par des neurologues… Des gériatres… Le médecin traitant joue aussi un rôle important tant que le patient a ses propres habilités, tant qu’il peut encore choisir ou décider de faire appel, notamment, à sa mémoire ou à son entourage » nous explique le Dr Luc Kevers.

Il y a également des associations pouvant aider ces patients ainsi que leur entourage et notamment l’Asbl Alzheimer Belgique créé en 1985.

Quoi qu’il en soit, 1 cas sur 3 de maladie d’Alzheimer peut efficacement être évité en réduisant les facteurs de risque environnementaux du déclin cognitif pathologique. Mais de quelle manière ? Selon le Dr Luc Kevers, l’activité physique serait très importante notamment en améliorant son mode de vie en combinant l’exercice physique, de bonnes nuits de sommeil, la stimulation mentale, la socialisation et de bonnes habitudes alimentaires…


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Nawal Saidi, 19 ans. Etudiante en communication au sein de l’ISFSC, j’aime découvrir et comprendre le monde tout autour de moi. Déterminée et dynamique sont les maitres mots caractérisant ma personnalité.

Les seniors de Waterloo accèdent-ils aisément aux soins?


A l’heure où la population a une plus grande espérance de vie, Waterloo tente de faire son maximum depuis quelques années afin que les personnes âgées puissent continuer de garder une certaine indépendance et autonomie. Le monde évolue, les seniors aussi!

Quels sont les repères pour les futures générations? Qui sont les piliers familiaux? Qui sont présents pour donner un conseil juste? Les aînés. Mais être un senior, c’est également souffrir d’isolement, avoir des difficultés à accéder à certains soins de santé et des difficultés grandissantes à accomplir des tâches quotidiennes. Actuellement 20.6 % de la population Waterlootoise est âgée de plus de 65 ans. Un chiffre en constante augmentation ces 30 dernières années. Comment fait-on pour se préparer au vieillissement dans cette commune? Différents services sont mis à disposition des personnes âgées afin de leur faciliter les accès aux soins et de leur maintien à domicile.

Dans la commune de Waterloo, trois secteurs sont mis en place afin d’aider au maximum les seniors: les soins de santé, différents services afin de favoriser le maintien à domicile et de lutter contre l’isolement et enfin, les animations.

A commencer par le CPAS (Centre Public d’Action Sociale) de Waterloo et plus précisément le service SAFA (Services d’Aide aux Familles et aux Ainés). Celui-ci a créé plusieurs prestations indispensables afin de préserver le maintien à domicile des personnes âgées et permet par la même occasion de lutter contre l’isolement. Le SAFA propose entre autres le service des repas sur roues. En effet, les personnes ayant plus de 65 ans peuvent, si elles le souhaitent, commander leurs repas pour tous les jours de la semaine (également à la carte) et ceux-ci seront livrés chez eux pour plus de facilité. Qui plus est, il est possible de faire appel à une aide-ménagère ou encore une aide-familiale. L’aide-ménagère les seconde dans le nettoyage de l’habitation. Quant à l’aide-familiale, celle-ci a pour mission de favoriser une vie active au quotidien le plus longtemps possible (accompagnement pour faire les courses, se rendre à la pharmacie ou encore à la banque, …). Enfin, un dernier prestataire, mais non des moindres, le service transport. Il permet aux seniors (ou personnes à mobilité réduite), qui ont des difficultés de déplacement à garder une certaine forme d’indépendance : accompagnement aux rendez-vous médicaux, à divers magasins et sur le lieu de leurs loisirs.

L’animation pour lutter contre l’isolement.

Le secteur de l’animation est organisé par la commune elle-même. Elle propose régulièrement des spectacles à prix réduit afin que toutes les personnes âgées puissent en profiter. Par ailleurs, la commune offre la possibilité de participer à des excusions culturelles ou encore de partir en voyage une fois par an. Cette année, le programme culturel et d’animation pour les seniors de Waterloo a dû être suspendu en raison de la crise sanitaire. En temps normal, pour les seniors souffrant d’isolement, c’est l’occasion de partager un moment de convivialité et d’échange.

Ces différents secteurs ont dû faire face à une certaine adaptation en ces temps de pandémie, afin de continuer leurs activités tout en assurant la sécurité des personnes âgées. C’est le cas par exemple du service d’aides-ménagères qui lutte contre cette pandémie. Mais ce n’est pas tout, la continuité de ces prestations permet, entre autres, de lutter contre l’isolement des seniors.

Coronavirus: la ligne téléphonique Solitud’écoute renforcé (0800 47 47 88)

En Belgique, toutes les communes et les CPAS ne proposent pas tous ces services. Effectivement, ces prestations ne dépendent pas d’une obligation prévue dans les devoirs afférents à une administration communale. « Il s’agit d’une analyse distincte d’une commune à l’autre, déclare Etienne Verdin, Président du CPAS de Waterloo depuis 2001. Selon la situation sociologique, c’est à dire l’âge, la dépendance, … et la situation sociale de la commune, c’est à dire les moyens, … on se rend compte que tel ou tel service serait utile à Waterloo et pas spécialement à Saint-Gilles, et inversement. »

Un personnel compétent pour lutter contre la pandémie.

En ce qui concerne les différents services de soins, outre ceux proposés par certaines mutuelles ou des sociétés privées, la commune de Waterloo et le CPAS possèdent une maison de repos: « Le Gibloux ». Depuis le début de la pandémie, celui-ci a dû s’adapter afin de protéger au maximum ses résidents. Monsieur Etienne Verdin a attesté que les résidents avaient de la chance, jusqu’ici, aucun décès de la covid-19: le personnel est un personnel compétent , dévoué et capable de s’adapter à toutes circonstances. Malheureusement, les temps sont longs et malgré les efforts du personnel soignant, l’isolement reste dramatique. Cela n’empêche pas la maison de repos de tout de même fêter les anniversaires des résidents tout en gardant les précautions nécessaires ; ceci donnant l’occasion d’avoir une bouffée d’oxygène et un moment chaleureux.

La Wallonie ne compte pas moins de 18.9% de personnes âgées de plus de 65 ans. Ce chiffre devrait atteindre plus de 27.1% en 2071.

Fédération Wallonie-Bruxelles

« Je suis satisfait des prestations que propose notre commune, selon moi, il faut toujours s’adapter et surtout évoluer, explique humblement Monsieur Etienne Verdin. Cela évolue dans le temps, la crise de la Covid-19 l’explique dans le sens que, par exemple, le nombre de repas à domicile a fortement augmenté. On est passé de 120 repas par jour en moyenne à 150 repas par jour. » En effet, le CPAS de Waterloo a dû s’adapter quand à la demande de repas à domicile mais outre la Covid-19, ce service devra faire face à une adaptation constante. Selon le site de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Wallonie ne compte pas moins de 18.9% de personnes âgées de plus de 65 ans. Ce chiffre ne fera qu’augmenter dans les prochaines années et devrait atteindre plus de 27.1% en 2071. Monsieur Etienne Verdin assure que ces différents services sont en constante évolution; il est primordial d’observer les besoins des seniors et d’ensuite analyser les capacités pour arriver à une solution qui convienne à tous. Le but étant de prévoir le besoin des personnes âgées avant même qu’il ne se fasse ressentir.

Plusieurs sources de diffusion d’informations.

0800 16 210 est le numéro gratuit pour les seniors afin qu’ils puissent obtenir toutes informations dont ils ont besoins.
Photo by Micheile Henderson on Unsplash

Toutes ces prestations sont bénéfiques pour les personnes âgées mais le plus important reste que celles-ci soient informées de ce qui est mis à leur disposition. C’est un point que met à l’honneur le Président du CPAS de Waterloo:  » Je tiens toujours à annoncer une réponse durable à un projet, je n’aime pas les effets d’annonces qui n’aboutissent pas. Le plus important c’est de dire ce qui est fait et pas ce qui va se faire. » Afin d’informer la population waterlootoise de l’actualité de la commune, celle-ci possède son propre journal d’informations gratuites distribué dans les boîtes aux lettres toutes les semaines (le « Waterloo Info »). Ce dernier informe de tout ce qui se passe dans la commune et de toutes les nouveautés. En plus de ce journal, se trouve sur internet « Les services pour les personnes âgées en Wallonie, offre et utilisation » afin d’être informé sur ce qui est mis en place dans sa propre commune. Il est important d’informer qu’un numéro de téléphone gratuit existe pour les seniors afin qu’ils puissent poser toutes leurs questions et qu’il puissent recevoir des conseils si nécessaire. Comme source d’informations non officielle mais non négligeable, il y a « le bouche à oreille » entre voisins, amis, familles qui n’hésitent pas à prendre le temps de téléphoner et d’échanger toutes ces informations sur la commune.

« Le cheval de bataille » de la commune Waterlootoise est le maintien des personnes âgées à domicile le plus longtemps possible. Il est également important de permettre aux seniors d’avoir accès à différents domaines de soins. De nouveaux projets seront bientôt disponibles comme le service « brico-dépannage » (service qui verra le jour en fonction de l’évolution de la crise sanitaire) qui sera proposé par le SAFA afin d’intervenir pour effectuer de petits travaux de bricolage. Monsieur Etienne Verdin garanti que « efficacité » et « perdurable » sont les mots d’ordre dans la commune de Waterloo!


Pour en savoir +
Le journal de la commune de Waterloo « Waterloo Info » est disponible sur le site officiel communal.

Le site « Petit frères des pauvres, non à l’isolement des aînés », donne plus d’information concernant le numéro gratuit afin de luter contre la solitude des seniors.

Le site « Iweps » a publié une étude relative aux chiffres de l’espérance de vie et de mortalité en Belgique.


Lhéa Guillaume

Etudiante à l’ISFSC et passionnée par le journalisme. Ce que j’aime dans les études de communication c’est de pouvoir jongler dans différents domaines et de pouvoir aborder beaucoup de sujets. Rêve de partir à la découverte du monde.

Faut-il souffrir pour être mannequin ?

Certains mannequins luttent chaque jour contre des problèmes de santé.
Image par Ahmad Ardity de Pixabay

Pression psychologique, déséquilibre alimentaire, dépression et même suicide … La santé physique et mentale de nos mannequins est mise à rude épreuve. Être la star des grands créateurs en gardant une vie saine : possible ou impossible ?  Mais qui est responsable des problèmes de santé que rencontrent bon nombre de modèles ?

qu’elles soient mentales ou physiques, nous ne sommes pas sans savoir que nos mannequins souffrent d’affections diverses pouvant mettre leur santé en péril. Les créateurs dessinent des tenues afin qu’elles soient portées par des femmes à la silhouette parfaite, mettant leur collection en valeur. Par conséquent, régime à répétition, boulimie ou même anorexie peuvent devenir le quotidien de ces mannequins si elles ne sont pas correctement encadrées. Des études ont démontré qu’un mannequin sur quatre de l’âge de 16 ans s’inflige des restrictions alimentaires menant à des carences importantes. De même, 40% des mannequins souffrent de troubles de l’alimentation.

Marie Guérin, rédactrice en chef du magazine ELLE, nous informe sur la santé des mannequins qu’elle a pu fréquenter durant ses shootings. La boulimie et/ou l’anorexie sont des sujets hyper personnels, comme l’explique la jeune trentenaire. Il lui est arrivé de voir des mannequins se goinfrer de Mc Donald’s et être fines comme des fils de fer, d’en voir certaines manger seulement deux pommes sur la journée ou encore d’autres qui étaient totalement en équilibre, qui faisaient du sport, mangeaient sainement, etc. Chacun son rythme de vie.

Règlement respecté ?

Par conséquent, plusieurs lois ont été créées afin d’améliorer le suivi des mannequins. Premièrement, la « loi santé », promulguée le 26 janvier 2016 et aujourd’hui plus connue sous le nom de « loi mannequin » comprend deux conditions : la première est que tous les mannequins devront être accompagnées d’un certificat médical. Et pour les photographes, ceux-ci devront mentionner « Photoshop » sous toutes les photos qui auront été retouchées. Deux autres maisons, LVMH et Kering, se sont également réunies pour établir une charte favorisant les relations de travail avec les modèles. La première règle reprend celle de la loi mannequin à condition que le certificat ait été obtenu six mois avant la séance photo ou le défilé. Toutes les maisons LVMH et Kering se sont engagées à supprimer la taille féminine 32 et la taille masculine 42 (française) de leurs exigences. Aucun mannequin de moins de 16 ans ne sera autorisé a poser ou à défiler pour une marque dédiée aux adultes. Enfin, pour accompagner les mannequins exprimant leurs besoins, les Maisons devront mettre à leur disposition un psychologue et/ou un psychothérapeute.

Notre talentueuse rédactrice en chef pense cependant que ces chartes ne sont pas toujours respectées : « Si je choisis un mannequin pour un shooting, que j’aime ce qu’elle dégage et sa personnalité, je ne fais pas attention à sa taille de pantalon ( si je vois qu’elle n’est pas maigre ). Quand je dois aller chercher les pièces échantillons qui sont disponibles pour la presse, je me rends bien compte que les vêtements sont en taille 34 et non en 38-40. »

Des inégalités au niveau des salaires

Pour un mannequin fin tel que Bella Hadid, le salaire serait plus élevé que pour Ashley Agraham, mannequin grande taille. D’après le site Votresalaire, Ashley gagnerait annuellement plus de 4,5 millions d’euros. Hors, le salaire de Bella s’élèverait lui à près de 11 millions, soit plus du double que celui de la mannequin XL. Mais pourquoi une telle différence ? « Tout simplement parce que le salaire d’une mannequin ne se traduit pas seulement en cachet par défilé mais aussi avec toutes les collaborations et sponsorings de publicité » , exprime Marie Guérin. Il est donc évident que la mannequin dite classique est bien plus demandée que la mannequin « plus size », ce qui explique le salaire plus élevé.

Un témoignage qui choque

« Les gens me disaient souvent que je menais une vie de rêve mais si vous regardez un peu plus loin que les apparences, vous pouvez voir que l’industrie de la mode est beaucoup moins glamour qu’elle n’en a l’air. »

On pourrait se demander si les créateurs ont conscience que les filles qui portent leur créations ne sont pas toujours au top, niveau santé. Certains ne s’en préoccupent peut-être pas, pour d’autres, c’est presque une priorité. Prenons l’exemple de « Pasarela Cibeles ». Alors qu’elle fête son 44ème événement principal de la mode de Madrid en 2006, Mercedes-Benz Fashion Week Madrid rejette cinq modèles en raison d’un poids insuffisant. La masse corporelle des mannequins souhaitant défiler ne pouvant pas être en dessous de 18, soit 56 kg pour 1,75 mètre. Il existe donc des créateurs qui se soucient de leurs collaborateurs. D’autres fermeront peut-être les yeux sur cet aspect pour toujours.

Un changement progressif

Alors que l’industrie de la mode prône la jeunesse et les corps fins, l’agence russe Oldushka n’a pas décidé de suivre cette idée. En effet, cette agence créée par Igor Gavar chamboule et heurte beaucoup d’esprits. Cette agence a pour particularité de n’engager que des seniors. « Oldushka » vient de « old » et « babouchka » ce qui signifie : vieille grand-mère . Mettant en avant les cheveux blancs et les rides, le photographe et créateur de l’agence, a pour objectif de montrer la beauté de l’humain, quel que soit son âge ou son physique. Ce n’est pas parce qu’on a 80 ans que la beauté ne fait plus partie de nous !

Les différences physiques sont de plus en plus acceptées dans l’industrie de la mode.

Photo de Anna Shvets provenant de Pexels

Cela fait quelques années qu’on constate également une évolution dans les campagnes publicitaires. On accentue la diversité des corps, les différentes couleurs de peau, les particularités physiques, etc… Marie confirme et nous confie sa pensée : « A un moment donné, on a mis en valeur les lectrices, les clientes et on a simplement décidé de refléter la société. Je pense que c’est une démarche qui est venue d’abord des vraies femmes qui, via les réseaux sociaux et via leurs actes d’achats, ont montré qu’elles voulaient être représentées par de vraies femmes. L’industrie a donc dû s’adapter à la demande de leurs consommateurs et j’en suis ravie. » Marie continue donc chaque jour de faire partager cette façon de penser à travers ses articles.

En 2009, le grand Karl Lagarfeld a dit : « Personne n’a envie de voir des femmes rondes sur le podium. Ce sont les grosses bonnes femmes assises avec leur paquet de chips devant la télévision qui disent que les mannequins minces sont hideuses.  » Marie Guérin ne perd pas espoir et dit :  » La sortie de la collection automne-hiver de Chanel avait fait tout un foin parce que la première mannequin body positive faisait une taille 40. Pareil pour le dernier défilé Versace ! Certaines mannequins avaient une taille bien plus élevée que 40 mais elles n’étaient que deux. Ça arrive petit à petit mais c’est encore compliqué. Néanmoins, c’est super que ces grandes marques qui étaient plutôt reticentes à la diversité des corps y adhèrent de plus en plus.  » On peut donc constater un début d’évolution des mentalités de la part de certaines grandes marques. Mais seul l’avenir nous dira si cet état d’esprit perdurera ou non.


Pour en savoir plus

Approfondir le sujet de la loi mannequin

Témoignage d’une mannequin indispensable aux yeux des grandes marques.

La relève des mannequins grande taille

Julie van Lierde

Je suis étudiante en communication à la Haute Ecole ISFSC. Si j’ai choisi cette école c’est parce qu’elle favorise la pratique à la théorie. Pour moi il est très important de pratiquer dès le début, c’est comme ça qu’on apprend le mieux. Passionnée de mode, je compte tout faire pour atteindre mes objectifs d’organisation de défilés. Un master est donc prévu pour l’événementiel !

La ligne entre la psychose et la névrose

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Un mode de pensée dit en noir et blanc et des émotions beaucoup trop fortes, voilà comment se traduit le trouble de personnalité borderline.

Le trouble de la personnalité limite est plus répandu que ce que l’on croit…
Environ 2% de la population mondiale est touchée dont 75% de femmes à l’heure actuelle.

Le trouble de la personnalité borderline, c’est quoi?

Même si il y a des prédispositions génétiques à la maladie, cela peut arriver à n’importe qui. Les troubles arrivent généralement à l’adolescence ou au début de l’âge adulte par un dérèglement du taux de sérotonine.
La personne aura souvent d’autres troubles psychiques avant de devenir borderline comme des troubles comportementaux alimentaires, comportements suicidaires ou encore une dépendances.
La maladie a plus de chance de se déclarer si il y a eu des abus, des carences affectives ou une séparation difficile à l’enfance.

Cela peut être interprété comme une forme « extrême » de bipolarité, car dès que l’on touche à un sujet sensible il y a une dégénération des sentiments, mais alors que la personne bipolaire va connaître des phases maniaques et des phases de dépression identifiables et durables, la personne ayant l’état limite va avoir ces mêmes phases plus courtes et plus extrêmes pouvant varier plusieurs fois sur une journée.

Le trouble de la personnalité borderline (TPB) ,appelé aussi « état limite », a été reconnu comme une maladie psychique depuis seulement 1990. La maladie étant un sujet tabou, il est très difficile de la comprendre. Il n’est pas étonnant que les chercheurs aient mit plusieurs décennies à s’accorder sur le sujet.

Le terme Borderline signifie « la ligne frontière » entre la psychose et la névrose.
Les recherches ont permis de comprendre que, lors de l’état de névrose, la personne est consciente de ce qu’elle fait, au contraire de la psychose où elle n’a plus conscience de ses troubles et perd contact avec la réalité.

« Je peux passer une semaine où je vais être très dépressive, puis une autre semaine où ça va totalement aller.
Mais parfois ce sont des périodes d’un ou deux jours, ça varie totalement. »

Corinne, 21 ans, diagnostiquée borderline.
Vidéo de Matière Grise expliquant le trouble de la personnalité borderline

Les 9 critères du trouble de la personnalité borderline

Les psychothérapeutes disent qu’il faut au moins Cinq des neuf critères doivent au moins se manifester pour que le diagnostic de la maladie se fasse. C’est seulement quand on a affaire à plusieurs symptômes simultanés de forte intensité qu’on parle de trouble borderline.

La personne va faire des efforts effrénés pour éviter les abandons réels ou imaginés:
Crainte excessive des ruptures et de l’éloignement des proches.


Instabilité affective due à une réactivité marquée sur l’humeur:
Changements fréquents d’amis, de partenaires, de milieux professionnels, tendance à la manipulation ,etc.

Difficulté à gérer sa colère:
Colère intense et inappropriée ou difficulté à contrôler sa colère et capacité réduite à prévoir les conséquences de ses actes.

Apparition transitoire dans des situations de stress d’une idée persécutoire ou de symptômes dissociatifs sévères:
Impression de sortir de son corps, être victime de complot et de manipulation.

Sentiments chroniques de vide et d’ennui:
Succession de dépression, ennuyée de tout.

Des relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par de l’idéalisation excessive et de dévalorisation extrême:
Tendance à valoriser et à dévaloriser l’autre.

Perturbation de l’identité:
Remise en question des projets et des sentiments, questionnement sur soi et difficulté à analyser son ressenti.

Impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dangereux pour le sujet:
Crise de boulimie, tendance aux jeux, consommation abusive d’alcool ou de drogues.

Idées et gestes suicidaires:
Répétition de comportements, de gestes ou menaces suicidaires, ou d’automutilation.

Zoë Hababou, auteure de la saga Borderline,/ Aventurière / Ayahuasquera

Il aura beaucoup d’influence sur son entourage .

Une profonde souffrance peut entraîner la personne à changer radicalement d’humeur en quelques heures. Elle peut passer très aimante à rejetante en peu de temps.
Et cela rend les relations très difficiles à gérer, nous confie la psychologue Anna Argenta.

Si l’intensité émotionnelle contribue à la richesse des relations avec les personnes proches, elle risque également de les amener au bord de l’épuisement et du désespoir.
Ils se sentent souvent responsables des difficultés éprouvées par l’autre et font de leur mieux pour les aider et résoudre le problème. Ça peut souvent à une relation de codépendance, C’est à dire s’oublier et ne vivre plus que pour l’autre.

Les proches auront souvent l’impression que la personne se comporte d’une telle manière pour les manipuler et qu’on se sert d’eux. Ça provoquera alors une réaction de détresse profonde et ils perdront la confiance ou se mettront en colère.
Alors qu’en revanche, les psychologues disent que ce n’est pas voulu.
Cela mettra alors la relation à mal, il faut en parler directement avec la personne concernée.

D’un point de vue familial, dans la plupart des cas l’enfant rencontre un sentiment d’abandon, ils ressentent très fort le parent absent qui ne sait déjà pas s’occuper de lui-même.
L’enfant va alors essayer d’attirer l’attention en commettant un acte de délinquance, c’est le début d’un cercle vicieux.
Mais avec une bonne médication et un bon suivi il n’y a beaucoup moins de soucis, l’humeur et les relations seront stables.

photo anna agento
Anna Argento, 2020






Anna Argento
Psychologue, hypnothérapeute et tabacologue.
Site internet

Comment les soutenir?

Ce qui est important c’est l’écoute.
L’écoute sans jugement et sans l’apport d’une solution va instaurer un climat de confiance dans la relation.
Ce qu’ils ont réellement besoin, c’est de déposer la souffrance, car ils en débordent.
Et le fait d’écouter avec une reformulation montrera que nous sommes là pour l’écouter et le comprendre.
Ça procurera un effet de sécurité et un cadre de bienveillance.

Il faut savoir qu’il y a une limite émotionnelle à instaurer dans la relation.
Cette limite permettra de ne pas devenir codépendant.
Elle permettra aux deux parties de se protéger en cas de débordement émotionnel.

 » La limite c’est une belle distance émotionnelle. »

Anna Argento, psychologue, hypnothérapeute et tabacologue
Aide émotionnelle par les proches
Image par Jackson David de Pixabay

Pour en savoir plus:

Site internet de l’interviewée Anna Argento
Livre Le trouble de la personnalité borderline, comprendre la maladie et trouver de l’aider
Site internet de femme actuelle comment reconnaitre un individu borderline?
Site internet de psychologies Borderline, Trouble de la personnalité limite: des clés pour comprendre

@Lola De Tournay, 2020

Lola
De Tournay

Etudiante en première communication à l’ISFSC.
Photographe et cinéaste à ses heures perdues, j’aimerai devenir photojournaliste.

A

Les mannequins essoufflés par les dictats de la haute couture

Le monde de la mode, les dictats de beauté, les médias poussent-ils mannequins et adolescents à tomber dans les méandres du perfectionnisme ?

 «Dans le monde de la couture, il est question de rêves et d’illusions. Personne ne veut y voir des femmes rondes », ainsi s’exprimait Karl Lagerfeld en 2010. Comment une personne aussi influente, une icône de la mode peut-elle autant exercer une pression qui conduit beaucoup de mannequins à tomber dans l’anorexie ? Selon L’UFAPEC, l’Organisation mondiale de la santé indique que les adolescents de 15 à 19 ans sont les plus touchés par l’anorexie.

Se regarder dans le miroir mais ne
Se regarder dans le miroir mais ne pas se voir réellement. Image par Tumisu de Pixabay

À tout juste 14 ans, Vlada Dzyuba, mannequin russe, est partie rejoindre les anges. Après avoir gagné un concours, l’adolescente a fait un voyage en Chine pour participer à des défilés. Elle se plaignait souvent de fatigue et avait des vertiges. Sa température ayant grimpé considérablement, Vlada a dû être hospitalisée et n’est alors jamais ressortie de l’hôpital. Elle nous a quittés en 2017 et serait décédée d’une méningite. Dans la même année, Consoglobe, publie que deux décrets seront d’application. Le premier obligeant à indiquer la mention “photographie retouchée” en-dessous d’une photo publiée. “Cela va peut-être sensibiliser les gens que certaines photos sont retouchées. Maintenant, pour les jeunes, leur influence de l’image de soi est principalement influencée par les réseaux sociaux. À force de modifier ses propres photos, on se décale de nous, on va chercher des liens à égaliser notre propre image et donc on va se différencier de ce qui est notre image réellement”, explique Antony Knott, nutritionniste et diététicien. Le second décret dit que les mannequins devront obligatoirement attester d’un certificat médical tous les deux ans, montrant qu’ils sont en bonne santé. Selon Antony, on peut toujours obtenir un certificat médical lorsqu’on se rend chez le médecin. Le médecin ne nous connaît peut-être pas et donc ne peut savoir si l’on a une pathologie. “Pour les grandes périodes de défilé, les mannequins peuvent se mettre en restrictions plusieurs semaines avant la période à défiler. Ils peuvent avoir certains comportements alimentaires qui vont rééquilibrer leur statut nutritionnel. C’est après cette période-là, qu’ils vont éventuellement chez un médecin, alors la biologie sera d’une certaine manière faussée “, exprime Monsieur Knott.  

Les critères de beauté dans le monde du mannequinat sont multiples. Se mettre en restrictions avant un défilé pour ne pas prendre de poids, pratiquer du sport intensif, avoir une hygiène de vie impeccable, c’est-à-dire, avoir toutes ses heures de sommeil, interdiction d’alcool et de drogues. « Sur un long terme notre corps n’est pas fait pour être en restriction complète. Vous n’allez pas pouvoir vous mettre en apnée non stop, vous allez pouvoir le faire quelque temps, si c’est trop long, vous allez devoir respirer. Si les troubles sont trop longs et que le corps est trop longtemps en carence nutritionnelle, le risque sur le long terme, c’est du mal-être psychique et un mal-être physique », explique Antony. Ces critères répétitifs peuvent engendrer des répercussions chez les mannequins. Cara Delevingne, mannequin, 28 ans, a subi le psoriasis. Maladie inflammatoire de la peau. Le modèle explique que la cause de sa maladie est due au stress de son travail. « C’est arrivé lors de la fashion Week, les gens mettaient des gants et ne voulaient pas me toucher », révèle le mannequin britannique.

Les conduites alimentaires et leurs conséquences …

Selon National Eating Disorder Association, 70 millions de personnes souffrent de troubles alimentaires. Georgina Wilkin, ex-mannequin chez Prada est tombée dans l’anorexie très jeune. Elle subissait beaucoup de pression des recruteurs disant qu’elle était trop grosse. « À un moment donné, je suis arrivée à un tel stade que j’ai été hospitalisée, et quelques semaines plus tard, j’étais embauchée pour une publicité Prada », confie Georgia dans le Sunday Times. D’après mirror-mirror.org, les personnes souffrant de troubles alimentaires vont s’automutiler parce qu’elles sont en colère contre elles-mêmes, elles se privent de nourriture et se font vomir, c’est aussi une forme d’automutilation. Les personnes anxieuses, addictives et dépressives vont aussi développer des troubles alimentaires. Il se peut aussi qu’on ait des troubles obsessionnels du comportement et qu’on se mette à compter le nombre de calories. L’image corporelle joue énormément sur ces troubles alimentaires causés. « Pour les patients souffrant d’anorexie, il y a souvent des affirmations de soi, qui tournent autour de la confiance soi. C’est quelque chose qui est à la fois, très sain et très compliqué. Il faut savoir que lorsqu’on a des troubles du comportement alimentaire, on peut souffrir de dysmorphophobie. Le fait d’être en décalage avec la propre vision de son corps. Une anorexique va se voir comme étant grosse. C’est une déformation mentale de la vision de soi », explique le nutritionniste Knott.

À la recherche de son identité

La culture de la mode et les dictats de beauté sont les éléments principaux qui joue sur notre estime de soi. Vouloir plaire aux autres, s’identifier à ses idoles. L’humain est un être social, il doit se sentir accepté au sein d’un groupe, sans ça, il aurait l’impression d’être dénué de raison. Durant la période de l’adolescence, l’humain se cherche, il a besoin de découvrir son identité propre. Il utilise les réseaux sociaux pour coexister avec ses groupes de pairs. Étant dans la génération Z, Il va sur les réseaux sociaux, sur ce vecteur publicitaire appelé Instagram. Ou la beauté exhibée est devenue un rêve à atteindre. Voyant sans cesse défiler des photos de mannequins retouchées et rêvant d’avoir le même corps . L’humain ne dissocie alors plus la réalité de l’idéal faussé.

« On a cette croyance à l’heure actuelle, que par un simple régime on va pouvoir changer sa structure, sa corporelle, son poids et éventuellement ses formes »

Antony Knott nutritionniste et diététicien

Les réseaux sociaux sont les nouveaux médias d’aujourd’hui, accessibles pour tous. Ils font partie de notre quotidien. Les médias peuvent entrainer l’addiction. La télévision, les séries, les films d’ados qui montrent une fille banale dans un lycée qui devient la fille la plus populaire que tout le monde rêve de devenir et qui sort avec le quarterback alias le plus beau mec du bahut. Cette adolescente est le modèle de toutes ces filles, elle a le dernier sac tendance et fait partie des pom-poms girls. Dans le monde réel, les pom-poms girls et quarterbacks, sont les célébrités qu’on voit défiler sur le feed Insta. Que ce soit des influenceurs, youtubeurs, mannequins, … Ils ont tous la vie parfaite qu’on rêve, le plus beau couple, la plus belle maison et ils ont surtout un beau physique. Si on atteint le même physique, alors on aura peut-être la même popularité, on sera aussi riche et on aura réussi notre vie. Les médias prônent l’utopie, il n’est pas question de montrer qu’un individu comme vous et moi, avons une vie dite « normal » avec des hauts et des bas. C’est toujours dans le parfait et la vie toute rose. Un moyen de perfection où seul les personnes ayant un corps aux normes sociales peuvent y accéder.

Vers une acceptation de soi

 « Au plus vous allez avoir autour de vous et dans votre champ visuel des corps différents au plus vous accepterez d’être différent. Au plus vous verrez des corps qui sont les mêmes, au plus vous ne trouverez pas ça normal si vous n’avez pas ce corps-là », affirme Antony Knott. En 1996, Connie Sobczak et Elizabeth Scott, deux militantes, ont créé l’association body positive. Elle a pour but de faire passer le message au grand jour que tous types de corps humains doivent être acceptables dans notre société. Qu’il faut s’accepter tel que l’on est et qu’il faut avoir une bonne image de soi.

Winnie Harlow, mannequin canadienne, d’origine jamaïcaine est atteinte du vitiligo. Maladie provoquant des plaques de dépigmentation sur la peau. Le mannequin qui fait fureur et dont toutes les agences veulent. « La véritable différence, ce n’est pas ma peau. C’est le fait que je ne trouve pas la beauté dans les opinions des autres. Je suis belle parce que je le sais. Célébrez votre beauté unique dès aujourd’hui (et tous les jours) » a-t-elle posté sur sa publication Instagram.

On peut observer qu’il y de plus en plus d’évolutions positives dans le monde de la mode comme des mannequins de toutes formes et de tous genres. « Au plus on aura de la diversité, dans les images que l’on pourra voir, au plus on facilitera aux jeunes de pouvoir s’aimer tel qu’ils sont. Présentez la diversité comme étant quelque chose de positif pour tout un chacun », conclut Antony Knott.


« Infos complémentaires « 

The Body Optimist est un site avec pleins de ressources qui aide pour la confiance en soi et un bon mindset. Il y a plusieurs onglets, psycho, mode, beauté, des témoignages et bien plus, …

MIATA asbl est une association qui vient en aide aux personnes ayant des troubles alimentaires.

Merve Eryilmaz

Etudiante à l’ISFSC en première année de communication. Promenades et écritures à mes heures perdues.

L’asbl Maladies Rares Belgique répond TOUJOURS PRESENTE !

Plus de 700 000 Belges souffrent d’une maladie rare et rencontrent beaucoup d’obstacles ( financiers, psychologiques,..) au cours de leur maladie. Connue sous le nom « Rare Disorders Belgium », l’asbl est là pour défendre leurs droits, être leur porte-parole et bien plus encore.

Le monde médical ne se préoccupe souvent que de l’aspect physique du patient, laissant le malade et ses proches seuls face aux problèmes de la maladie.

Aider à mieux comprendre sa maladie, briser son isolement, défendre ses droits d’un point de vue juridique, social et même au niveau des assurances, voilà ce que propose concrètement l’asbl.

En 2000, l’association est fondée et en 2019, elle annonce l’ouverture d’une ligne téléphonique gratuite : le 0800-9 28 02. Une vidéo a même été réalisée en cet honneur pour qu’aucun malade ne se sente plus jamais seul!

Photo de Sharon McCutcheon provenant de Pexels
En 2019, L’association crée un numéro d’appel gratuit pour les personnes atteintes de maladies rares en Belgique .

En outre, cette asbl regroupe une trentaine de petites associations et son rôle est « de les informer et de leur donner un soutien logistique, financier, administratif, pour pouvoir être plus forts pour représenter au maximum les personnes atteintes de maladies rares » explique I.Demaret , membre de l’association

De grands objectifs en vue !

Etre le porte-parole des associations et des malades isolés, favoriser les contacts, viser leur qualité de vie, tenir à jour un fichier reprenant les pathologies relevées et favoriser la recherche scientifique, des objectifs pour un avenir meilleur !

L’asbl « Rare Disorders Belgium »est un souffle d’espoir pour toutes ces personnes atteintes de maladies rares!