Coronavirus : pas le seul problème des hôpitaux ?

Il partage nos vies depuis quelques mois maintenant… Eh oui, encore et toujours le Coronavirus. Souvent, quand on parle de ce virus, on parle de l’impact qu’il a sur la population, sur le taux de mortalité et bien évidemment depuis plusieurs semaines du taux de guérisons qui augmente. Enfin une bonne nouvelle ! Pourtant quel est son impact sur les soins de santé hospitaliers ? Car oui, ce virus a ralenti le monde, mais il n’a pas pour autant stoppé les autres maladies. Quels ont été les mesures prises pour pouvoir soigner les personnes qui en ont eu besoin et dans quelles circonstances ? Ce sont-elles senties mise de côté ? Le personnel médical, a-t-il eu une charge de travail trop grande ? L’accessibilité aux soins de santé hospitaliers, a-t-elle été mise en péril à cause du covid-19 ?

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Résumé de la pandémie

Petit rappel : le Covid-19 celui-ci a été découvert le 17 novembre 2019. Une maladie que l’on ne connaissait absolument pas et qui a été très souvent comparé à une grippe saisonnière, Après les premiers cas en Europe, différentes mesures ont été prises en commençant par les hôpitaux qui se sont réaménagés de manière à pouvoir réagir rapidement en cas de contamination massive. Après les vacances de carnaval et une constatation d’un grand nombre de contaminés, le confinement fût instauré dans pratiquement toute l’Europe.

Fonctionnement et mesure instauré dans les hôpitaux lors du confinement

Il est clair que le coronavirus a pris une grande place de notre quotidien ces derniers mois, mais ce n’est pas pour autant que les autres maladies disparaissent. On a pu constater que toutes les interventions considérées comme non urgente ont été annulées. Toutefois, les hôpitaux ont constaté que malgré leur disponibilité envers les patients autres que ceux contaminés, ceux-ci ne venaient plus aux rendez-vous. Probablement par peur. Si un patient venait à l’hôpital pour des symptômes du Covid-19, un premier tri était fait afin de pouvoir séparer les cas graves des autres contaminés. Dans la vidéo suivante on peut voir un exemple du fonctionnement des hôpitaux en France.

De plus, le manque de matériel à été un point assez compliqué, car beaucoup d’hôpitaux ont dû faire avec les moyens du bord comme utiliser des masques de plongée de chez Décathlon, afin de protéger correctement leur personnel.

Autre problème majeur, le manque de personnel. Avec la surcharge de travail énorme que demande les patients graves atteints du Covid-19, des infirmiers d’autres départements ont dû travailler pour d’autres services.

Alternative au manquement de matériel

Comme dit précédemment, certaines alternatives ont dû être d’actualité pour pouvoir assurer les soins des personnes malades. Malheureusement, il n’y a pas d’alternatives à tout. Le nombre de lits s’est vite retrouvé très limite. A cause de cela, les personnes testées positives mais considérées comme non à risque étaient renvoyées en quarantaine chez elles. Seules les personnes en danger de mort se trouvaient être accepter en hospitalisation. 

Cependant, il ne faut pas oublier que dans un hôpital, il n’y a pas qu’une seule maladie qui circule. Le manque de lit peut aussi se justifier par d’autres hospitalisations pour cause d’autres maladies. Et si l’on avait privatisé un hôpital ? Une infirmière de l’hôpital Érasme a donné son avis à ce sujet  » Pour moi, géographiquement, ce n’est pas possible. Vous imaginez si une personne malade vient de Woluwe, mais doit venir jusqu’à Érasme pour se faire soigner par exemple. Cela risque d’être vraiment compliqué. De plus, il faudrait un hôpital vraiment très grand pour pouvoir accueillir autant de personnes. La manière dont on a géré cette pandémie était beaucoup mieux ».

Le sujet des masques a aussi beaucoup été abordé durant le confinement. Il a souvent été jugé inutile alors que maintenant, il est obligatoire presque dans tous les lieux publics.  » Selon moi, il y avait une vraie pénurie, car on a même été contraint à n’utiliser qu’un seul masque pour la journée. Et ce n’était qu’un masque par personne ! Après, le fait que ce soit obligatoire aujourd’hui , est un bon moyen de protection pour autant qu’il soit correcte et bien porté. Mais il ne faut pas oublier qu’il n’est pas le seul moyen de protection il ne faut pas négliger la distanciation social et le lavage régulier des mains ». Nous raconte cette même infirmière.

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un masque chirurgicale par jour mais d’ou proviens cette pénurie ? pour plus d’information aller sur : https://www.dhnet.be/actu/belgique/coronavirus-pourquoi-une-telle-penurie-de-masques-5e80d982d8ad58163187a7ff

Ce manque de matériel peut être aussi une source de peur et de stress qui peut faire faiblir le personnel soignant déjà bien fatigué. Cette pénurie peut aussi nuire à l’accessibilité des soins.

Le personnel soignant

À 20h chaque soir, ils ont été applaudis afin de les encourager pour leur travail. Mais que pense le personnel soignant de cette action ? « C’était une bonne initiative, mais un peu « inutile ». Il faut se rendre compte que tous les métiers sont difficiles. Ils ont tous leurs avantages et leurs inconvénients. Pour le personnel soignant, c’est faire face aux maladies et aux pandémies. Ce qui est vraiment désolant, c’est qu’en un siècle, nous avons dû faire face à au moins 10 épidémies et l’état n’a toujours pas anticiper une potentielle suivante…’’

Si beaucoup de gens ont décidés de soutenir le personnel soignant, ce ne fût pas le cas de tous. Certains ont même reçu des menaces sur les réseaux sociaux ou pire, chez eux ! Ce harcèlement subit par certains soignants n’arrive pas vraiment au bon moment. Leur moral, déjà bas, ne se retrouve pas meilleur avec cet environnement hostile. Voici un exemple de harcèlement subis :

L’accessibilité après la pandémie

Économiquement, cela risque d’être de plus en plus compliqué. Car notre pays arrive dans une période de crise.  . De plus, il faudra être prévoyant en vue d’une potentielle seconde vague à la suite du déconfinement. Cela va de soi que les efforts vont être augmentés pour pouvoir fournir le matériel adéquat en suffisance ainsi que, bien évidemment, embaucher plus de personnel pour éviter de retomber dans une phase de surchargement des soignants. Pourtant, ce que souhaite le personnel médical est plus haut :  » Je voudrais que l’état s’occupe des besoins du personnel médical, de pouvoir avoir tout le matériel nécessaire, que tout ce qui se rapporte à la branche médicale soit reconnu, d’arrêter de surcharger les infirmiers, car on veut prendre le temps avec chaque patient pour pouvoir se concentrer sur le côté humain ».

Le ressentit de patient malade

Nous avons le témoignage d’une dame âgée de 40 ans atteinte de fibromyalgie et de fibrose artérielle qui nous a fait part de ses sentiments par rapport à la situation : « Je me suis sentie délaissée. Tous mes rendez-vous ont été annulés, parce que l’on a estimé mes soins comme non-urgent. Depuis, j’attends encore d’avoir mes nouveaux rendez-vous. C’est comme si ma maladie était mise en suspend alors que je souffre toujours. La définition de soin non-urgent ? Je ne serais vous dire, la seule chose que j’ai pu constater, c’est que l’on devait être au bord de la mort pour qu’ils puissent prendre la peine de nous ausculter. Pour le personnel médical, je trouve que l’Etat n’a pas assez bougé pour les aider, c’étaient beaucoup de paroles pour peu d’actions. Le seul mot que j’aimerais dire, c’est merci d’avoir été si courageux. »

D’un côté, nous pouvons constater que les hôpitaux se disent accessibles et ils encouragent les patients avec un réel besoin à venir aux rendez-vous. Et de l’autre, nous voyons des patients qui se plaignent de ne pas avoir eu droit à leurs soins. Serait-ce un manque de communication qui a provoqué cette confusion et donc mis en péril l’accès aux soins de santé ?

Ce que l’on peut retenir, c’est que l’accessibilité au soin de santé a été compliquée, mais que le travail du personnel soignant a été admirable. Merci à eux.

Touil Zoubida

étudiante en première communication

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